All Posts By

Justine Swordy-Borie

L’école Sup’écolidaire ouvre ses portes !

Par | Ça se passe à Lyon, Campus, Citoyenneté et démocratie | Aucun commentaire

L’école Sup’écolidaire, premier établissement d’enseignement supérieur entièrement dédié aux grands enjeux d’écologie, de solidarité et de citoyenneté a ouvert ses portes début septembre. C’est dans des locaux exceptionnels à Valmy, partagés avec les Compagnons du devoir, qu’elle accueille cette année ses deux premières promotions !

Née de la volonté d’Etienne Spataro, jeune entrepreneur engagé dès son enfance dans la protection de la nature, Sup’écolidaire propose une formation en 5 ans pour devenir un « expert » de la transition écologique et solidaire de notre société.

L’idée est partie du constat d’Etienne « qu’il n’y avait pas la possibilité pour des étudiants d’avoir un cursus complet dédié à ces grands enjeux de société, à moins de choisir des formations très spécialisées à partir Bac +3 ». Et pourtant, il lui semblait qu’il y avait une réelle demande des étudiants pour se former aux métiers de demain, à la fois passionnants et en cohérence avec leurs valeurs !

Et la réalité n’a pas démenti ce premier constat. Signe d’une prise de conscience des étudiants, cette école « pas comme les autres » a vu la première campagne d’admissions réussie haut la main avec deux classes complètes.

Les 70 heureux élus (ou plutôt devrait-on dire, avec près de 80% de filles dans ces deux premières promotions, les heureuses élues) pourront suivre un cursus en 5 ans. Ils y découvriront les grands enjeux de notre époque à travers des modules animés par des professionnels et des associations, et se formeront aux différentes sciences sociales (sociologie, psychologie, économie…) nécessaires pour comprendre et agir dans le monde d’aujourd’hui.

Une spécialisation « thématique » en 4e année et une spécialisation « métier » en 5e année leur permettra d’allier la polyvalence et la culture générale acquise dans les premières années avec la professionnalisation nécessaire à leur insertion dans le monde professionnel d’aujourd’hui.

Ces formations ont été construites en partenariat avec 43 associations et entreprises reconnues pour leur engagement éthique et leur connaissance des enjeux environnementaux et sociaux. Parmi elle, on retrouve des noms connus : I-Boycott, AFEV, FRAPNA, SOS RACISME 69, Entrepreneur du Monde, L214, Les Colibris, Réciprocité… et bien sûr Anciela !

Ces partenaires participeront à la mise en pratique des apprentissages au travers de projets tutorés où les étudiants pourront mettre en œuvre ce qu’ils ont appris en cours !

Que devient-on après ses études à Sup’écolidaire ?

Les étudiants seront formés pour s’insérer dans des univers professionnels très différents où ils apporteront leurs compétences et leurs expériences du développement durable. Ils pourront ainsi être chargés de mission « développement durable » dans une ville, chargé de plaidoyer dans une association, en charge de la RSE dans une entreprise ou encore entreprendre leur propre initiative grâce à un parcours spécifique d’entrepreneuriat !

Une école « participative et ouverte »

En cohérence avec les principes qu’elle défend dans la société, Sup’écolidaire est gérée par une association dont la gouvernance est ouverte et partagée avec les étudiants et leurs parents, les salariés et les enseignants ainsi qu’avec les structures partenaires. Une exception remarquable dans le monde des établissements privés !

Et c’est parti !

L’année étudiante démarrera le 19 septembre avec des journées de rentrée où les étudiants découvriront leur nouvelle école, apprendront à se connaitre et rencontreront des associations et des initiatives qui agissent aujourd’hui sur Lyon et ses alentours.

Ce sera le début d’une belle aventure pour des étudiants qui ont décidé de s’engager sur le long chemin de la construction d’une société écologique et solidaire. On compte sur eux !

Envie d’en savoir plus ?
Rendez-vous sur : http://supecolidaire.com

Les journées de rentrée de Sup’écolidaire

S’engager avec .. Disco Soupe !

Par | Agriculture et alimentation, Déchets, S'engager avec | Aucun commentaire

Concilier lutte contre le gaspillage alimentaire et convivialité, c’est le pari lancé par Disco Soupe. L’association organise des sessions de cuisine participative avec des fruits et légumes sauvés avant d’aller à la benne à ordures, dans une ambiance musicale et festive. Ces événements sont gratuits, ouverts à tous, et 100% récup… une recette gagnante ! Créée en 2012 à Paris, Disco Soupe a aujourd’hui essaimé dans plus de 25 pays et compte des antennes dans de nombreuses villes françaises. La branche lyonnaise, qui existe depuis 2013, est particulièrement active, avec une quinzaine d’événements par an. Parmi les slogans de cette brigade anti-gaspi résolument positive : « Yes we cut! », « l’oignon fait la force » ou encore « Le gaspi, salsifis! ». Rencontre avec ces activistes de l’éplucheur.

Le défi : réduire le gaspillage alimentaire

Selon une étude de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) publiée en 2011, plus d’1/3 de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. Cela représente 1,3 milliards de tonnes d’aliments jetés chaque année, alors même que 17 % de la population mondiale ne mange pas à sa faim. L’eau, l’énergie, les surfaces agricoles ou encore les matières premières nécessaires à la production de ces aliments partent ainsi en fumée… sans compter les importantes émissions de CO2, générées inutilement.

En France, selon les chiffres de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), nous gâchons 10 millions de tonnes de nourriture par an, sur l’ensemble de la chaîne de production. Du champ à l’assiette, les pertes ont lieu lors du transport (aliments abîmés, perdus), dans les usines (mauvais calibres), dans les supermarchés ou les marchés (invendus, légumes « moches ») ou à la maison (surplus, oubli, mauvaise conservation). Et c’est à la maison que nous gaspillons le plus : chaque Français jette à la poubelle 29kg d’aliments par an, dont 7 kg sont encore emballés! Ce gâchis représente au total 3% des émissions de CO2 en France, soit 5 fois plus que le transport aérien intérieur.

Et sur Lyon ? Aucune étude n’a été menée spécifiquement sur la métropole lyonnaise. Une étude de 2011 montre cependant que la région Auvergne-Rhône-Alpes gaspille l’équivalent de 66,8kg d’aliments par an et par habitant. C’est moins qu’en Île-de-France (114,5 kg), mais il reste bien du chemin à parcourir, et bien des aliments à sauver !

Disco Soupe à Lyon

discosoupelyon@gmail.com

discosoupe.org

Retrouvez aussi les prochaines Disco Soupe sur le groupe facebook.

L’engagement : participer à une disco soupe

Pour agir contre le gaspillage alimentaire, rien de plus simple ! Rejoignez l’équipe de disco-soupeurs lors du prochain événement lyonnais, et mitonnez de bons petits plats en musique. Bonne humeur garantie !

Les bénévoles récupèrent, lavent, et cuisinent les restes alimentaires destinés à être jetés. Ils confectionnent soupes, salades, jus de fruits et autres délices végétaux. Les productions sont ensuite redistribuées gratuitement ou à prix libre aux participants.

disco soupe lyon

Témoignage : Pierre-Alain, membre de Disco Soupe Lyon depuis un an et demi

Qu’est-ce qui t’as donné envie de rejoindre Disco Soupe ?

J’ai vu les fondateurs déclamer un rap génial sur les fruits et légumes à la télévision. J’ai tout de suite adoré l’esprit décalé de l’association. Ma première Disco Soupe était aussi la plus grosse qui ait jamais eu lieu à Lyon. Elle a réuni 400 participants, lors du festival Alternatiba en 2015. On a servi plus de 4000 portions ! Six mois plus tard, j’ai rejoint le noyau dur de l’association.

Qu’est-ce qu’on fait quand on est bénévole à Disco Soupe ?

Tout est possible, on peut s’investir à 100%, ou couper trois pommes en passant! C’est un bénévolat à la carte, et pour tous les âges. Nous sommes 7 ou 8 bénévoles impliqués pour organiser les évènements en amont : communication, recherche de bénévoles, organisation logistique, recherche de marchés ou invendus… Le jour J, une équipe récupère les fruits et légumes sur les fins de marchés, puis on met la main à la pâte pour éplucher et cuisiner. L’ambiance est toujours festive, bienveillante. J’ai rencontré beaucoup d’amis dans des Disco Soupes!

Comment vois-tu la suite ? Des prochaines actions ?

Nos prochains événements auront lieu le 30 septembre à l’épicerie solidaire Épi Centre, dans le 8e, le 7 octobre au Festival Everyday Heroes, au Château de Monchat, et à la Super Halle d’Oullins, le 14 octobre. On aimerait aussi en organiser dans des quartiers moins sensibilisés à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le rêve ultime : une Disco Soupe géante sur la place Bellecour. Avis aux motivés!

disco soupe lyon

Se lancer

Une quinzaine d’événements sont organisés chaque année par Disco Soupe Lyon, souvent dans le cadre d’une fête ou d’un festival (Nuits Sonores, fête de la Saint-Jean à la MJC du Vieux-Lyon…). L’association les répertorie dans son agenda en ligne. Si vous souhaitez participer, écrivez à discosoupe.lyon@gmail.com ou pointez-vous simplement le jour J pour donner un coup de main. L’engagement est flexible et à la carte, en fonction de votre envie et de vos disponibilités.

Les prochaines Disco Soupe prévues sont le 7 octobre et le 14 octobre.

Vous pouvez également prendre en charge l’organisation d’une Disco Soupe vous-même, dans le lieu ou l’événement de votre choix (université, entreprise…). Seule contrainte : respecter les « Discommandements », pour rester fidèle à l’esprit de l’association. Un groupe de 5-6 personnes suffit pour se lancer. Devenez acteur de la lutte contre le gaspillage alimentaire!

Envie d’en savoir plus? Écrivez à discosoupe.lyon@gmail.com, rejoignez la page Facebook ou consultez leur site Internet.

Par Anouchka Collette.

I information

Envie d’agir pour limiter le gaspillage alimentaire et reprendre en main notre alimentation ?

Découvrez aussi les associations Récup & Gamelles et la Marmite Urbaine.

Consultez nos petites annonces d'engagement sur l'alimentation
Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

Frich’market, la seconde chance des matières de première main

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Un Commentaire

Au départ, une idée qui arrange tout le monde : débarrasser les entreprises de leurs surplus de matériaux voués à la déchetterie et en faire profiter le plus grand nombre. Le Frich’market est un éco comptoir ouvert au public une fois par semaine. On y trouve des tissus, du fil, des plaques de bois, du silicone et bien d’autres matières très variées à des prix imbattables.

Quand les gens arrivent, je leur dis souvent : “tu trouveras jamais ce que tu cherches, mais tu trouveras tout ce dont tu as besoin. A condition de faire appel à ta curiosité créative », s’amuse Léa Loctin, coordinatrice du Frich’market. 

Un constat que partage Théophile, designer. “Avec les petites quantités que je trouve ici, je peux faire des essais. Là j’ai une dizaine de matières différentes, dont certaines que je n’aurais jamais trouvées ailleurs, à moins de les acheter en gros. Je vais travailler sur un prototype de meuble et j’ai trouvé de quoi faire des tests sur des luminaires.” Créateurs, artistes, étudiants, assistantes maternelles, retraités, … le lieu niché au premier étage de la Friche Lamartine attire un public très large. Quant aux donateurs, ce sont principalement de grosses industries.

Infos pratiques

Frich’Market – Friche Lamartine, 28-30 rue Lamartine, 69003 Lyon
Tel : 07.71.75.67.85

Les horaires et jours d’ouverture changent tous les mois et sont à consulter sur le site

“Ça permet à des groupes d’artistes ou d’amateurs d’avoir accès à des produits de qualité”

Quand on pousse la porte du Frich’market, le regard balaie immédiatement la pièce du sol au plafond. Les yeux accrochent les matières, les mains se dirigent machinalement vers les tiroirs, les boites ou encore les bocaux pleins de boutons. Couleurs et textures se présentent comme autant de possibilités de créer. Dès qu’on s’arrête sur un prix, on saisit l’écart avec une boutique classique: 50 centimes d’euros le mètre de tissus en moyenne. De belles matières en bon état mais qui ne présentaient plus d’utilité pour les industriels.  La démarche est non seulement de valoriser des matériaux destinés à la poubelle mais aussi de les mettre à disposition d’un public intéressé. Il suffit d’adhérer à l’association et pour 5 euros par an, vous pouvez venir à chaque ouverture pour faire vos achats.

“J’ai un défi ”annonce Julia, une cliente régulière. Une chaussure de Cendrillon qui ne casse pas quand on la balance. » Voici le genre de questions qu’on peut se poser ici. La jeune femme crée des costumes pour les chorégraphies de son club de danse. Avec les tissus et toute la matière qu’elle a acheté au Frich’market, elle en a déjà réalisé près de 150.

“Ça permet à des groupes d’artistes ou d’amateurs d’avoir accès à des produits de qualité” – car avec son budget elle n’aurait pas pu se fournir ailleurs. “J’ai 150 euros pour 40 costumes…Ici je m’en sors mais dans un magasin de tissu j’en aurais eu pour 400 euros.”   

frich'market

« Souvent les entreprises appellent d’elles mêmes … il y a une conscience citoyenne des témoins du gâchis »

“Les budgets dans l’animation et la vie associative sont de plus en plus serrés, explique Léa Loctin. Les citoyens et artistes souhaitent de plus en plus intégrer une conscience et une cohérence dans leur processus de création et participer aux alternatives éco-responsables. Du coup on attire de nouveaux publics et ça leur permet de découvrir d’autres choses. Mais il s’agit de dons ponctuels, il n’y a pas de partenaire permanent car nous n’avons pas l’infrastructure pour débarrasser tous les déchets d’une entreprise.”

“Parfois les professionnels ont du mal à prendre le temps et changer des habitudes bien enracinées, mais il faut faire de la pédagogie et inventer un modèle économique efficace de valorisation des déchets” ajoute Léa. “Pour le moment ça fonctionne au bouche à oreille et souvent les entreprises appellent d’elles mêmes. Plus précisément les ouvriers ou les techniciens, décrochent leur téléphone car ils en ont marre du gaspillage, et des logiques de surproduction. Il y a une conscience citoyenne des témoins directs du gâchis. “Autre problème pour les entreprises: les matériaux sont de plus en plus composites (mélangés) pour répondre à des exigences techniques, ils deviennent impossibles à recycler et faute de récupération ils sont voués à la destruction”.

frich'market

Il y a donc de quoi faire, même plus que le Frich’market ne peut écouler avec ses 12 bénévoles pour assurer l’ouverture hebdomadaire, et ses 90m². 5 mètres cubes entrés en une matinée ce sont 5 mètres cubes sortis en six mois.

Pourtant ce n’est pas la demande qui manque : quasiment toutes les permanences sont très fréquentées. Ce jour là, à l’heure de fermeture, les deux dernières clientes renouvelaient leur adhésion pour un an.

Envie d’agir pour faire vivre l’éco comptoir ?

L’équipe du Frich’market a toujours besoin d’un coup de main pour faire vivre le lieu et permettre la réutilisation de ces matériaux par un maximum de personnes !

Envie de vous impliquer dans la vie du lieu ? Le Frich’market a besoin de personnes pour accueillir le public et assurer les ouvertures : vendre, conseiller, gérer la caisse et les demandes, les stocks.

Disponible de temps en temps pour un coup de main ? Deux mardi par mois, participez au rangement, au tri, au bricolage ! Toutes les bonnes volontés sont bienvenues au local pour agencer et mettre en place les matériaux. 

Vous pouvez aussi aider le Frich’market en mettant ponctuellement un camion à disposition et en chargeant et déchargeant les matériaux.

Le Frich’market cherche un lieu plus grand ! Si vous entendez parler d’opportunités pour un local d’environ 500 m2, contactez l’équipe !

Si vous pouvez aider, ou pour en savoir plus, contactez le Frich’ par mail ou par téléphone (07.71.75.67.85) !

Par Alexandra Marie.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

A Rillieux, des valoristes donnent une seconde vie à vos objets !

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Aucun commentaire

La Recyclerie de Rillieux-la-Pape a ouvert ses portes en juillet 2016 : un lieu où tout est pensé pour donner une seconde vie aux objets destinés à la poubelle. Près de 30 tonnes de marchandises récupérés plus tard, les visiteurs y sont de plus en plus nombreux. Un lieu ressource où la valorisation guide l’action.

Une seconde vie aux objets

“Pourquoi jeter ou acheter neuf ?” s’interroge Pierre, un habitant du quartier et adhérent de l’association. Là au moins, il y a un côté échange. J’apporte des sacs et je repars avec ce qui peut me servir. La dernière fois j’ai trouvé une sacoche d’ordinateur à 2 euros. La même, dans la grande distribution, m’aurait coûté au moins 15 euros.”

Un raisonnement de bon sens qui, en plus de permettre des économies, invite à regarder les objets autrement. Dans les rayons savamment organisés et bien agencés, de la vaisselle, des vêtements, des articles de puériculture et une librairie. “Mais ce qui marche le mieux c’est les meubles” affirme, sûre d’elle, Dounia, qui tient la caisse ce jour là.

recyclerie rillieux-la-pape

Infos pratiques

655 route du Mas Rilliers, 69140 Rillieux-la-Pape. Ouverture de la boutique solidaire : mercredi et samedi 10h-13h/14h30-18h, vendredi 14h30-19h30 – Dons reçus aux heures d’ouverture.

“Après deux ans sans travail, je me sens valorisée”

La jeune femme de 22 ans arbore un sourire radieux, non sans une certaine fierté en parlant de ses compétences. “Je suis à la caisse mais je fais aussi de la mise en rayon et surtout du conseil client”.

Comme les 12 salariés en insertion de la recyclerie, elle a un statut polyvalent. Avant ce poste elle a connu deux ans d’inactivité, faute d’opportunités. “ C’est par la mission locale que j’ai entendu parler du projet. J’ai un Bac pro commerce mais je n’arrivais pas à trouver du travail. Ici j’ai un contrat de 28h par semaine pendant 7 mois, avec des formations et surtout des possibilités d’évoluer. C’était pas facile de rester aussi longtemps sans travail, mais maintenant je me sens valorisée.”  

recyclerie rillieux

7 tonnes par mois sauvées de la poubelle

recyclerie rillieux

Installé sur un ancien site de restauration militaire, la recyclerie a aussi pour vocation de redonner vie à cet espace désaffecté au sein d’une zone classée prioritaire de la Politique de la Ville. “ Nos articles s’adressent principalement aux riverains et habitants du secteurs” explique Clara Gomez, chargée de la communication et de la sensibilisation au développement durable . La grande majorité des clients vient du secteur. Pour approvisionner la boutique, notre principale source est la donnerie dans installée dans la déchetterie de Caluire.

Il s’agit de chalets dans les sites de tri où on peut déposer des objets sans forcément les vouer à la destruction. “Nous travaillons avec celle de Caluire et elle nous fournit entre 5 et 7 tonnes de marchandises par mois.” La recyclerie récupère aussi les encombrants de certains bailleurs et reçoit les dons des particuliers aux heures d’ouverture de la boutique. En seulement quelques mois, un stock s’est constitué. Plusieurs salles remplies du sol au plafond permettent de réalimenter les étagères en fonction des saisons et des besoins.

Des objets triés minutieusement par les valoristes polyvalents : nettoyés, pesés, réparés puis évalués, les objets entre leurs mains, retrouvent un parcours d’utilité.
“Plus ça va, plus on se fait connaître, explique Yohan, en nettoyant attentivement des porcelaines. On nous apporte de plus en plus de choses et pour certains on sent que ça leur aurait fait mal de mettre ce qu’ils donnent à la poubelle.” “ Il y a aussi un aspect affectif », ajoute sa collègue en étiquetant les produits.

Aujourd’hui ouverte 3 fois par semaine, la recyclerie commence à réfléchir à élargir ses créneaux. Ce succès résulte sans aucun doute de l’investissement d’une équipe motivée et constructive. Pour ceux qui seraient tentés de les rejoindre, sur place les coups mains ponctuels sont les bienvenus !

Agir à la recyclerie

Engagez-vous avec la Recyclerie pour favoriser le réemploi ! La Recyclerie accueille des bénévoles pour aider à la valorisation des livres (tri, classement, étiquetage, mise en valeur dans les rayons), à l’expertise d’objets (meubles, tableaux, antiquités, etc), et participer à la sensibilisation au développement durable avec l’organisation d’ateliers, stands, collectes, ou ventes à thèmes.

Pour en savoir plus, contactez la recyclerie par mail, sur Facebook, ou venez en discuter sur place !

Horaires d’accueil : Mercredi et Samedi 10H-13H et 14H30-18H, Jeudi et Vendredi 14H30-18H (parking voiture)
Accès transports en commun : Bus C2 arrêt Rillieux Semailles et C5 – arrêt Rillieux Semailles ou Nations ou Nouveau Cimetière.

Par Alexandra Marie.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

Planète Plastique – ou la découverte du 7ème continent par le Théâtre du Bruit

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Aucun commentaire

D’après une enquête réalisée par cette jeune troupe de théâtre Villeurbannaise, « un français sur deux ne connaît pas l’existence du Septième Continent tandis que l’autre moitié avoue être mal informé. » Un constat plutôt alarmant lorsque l’on sait que cet amas de déchets flottants s’étend sur une large partie de nos océans. C’est à travers un projet militant que Le Théâtre du Bruit nous invite à un voyage pas banal, rempli d’humour et de poésie en direction d’une terre future intégralement composée de plastique…

affiche planète plastique

L’affiche de Planète Plastique.

Formée d’anciens élèves de l’école Premier Acte, cette compagnie créée en 2013 compte déjà quatre spectacles : M’man, Je Suis, Nous Sommes, et leur petit dernier Planète Plastique. Forte par le nombre et partageant une vision unie et énergique du théâtre, le Théâtre du Bruit s’implante peu à peu dans le paysage culturel lyonnais.

Né en 2015, le projet Planète Plastique fait suite à des constats de plusieurs membres de l’équipe sur les problèmes environnementaux et sanitaires liés au plastique. Ils décident donc de créer une pièce sur ce thème. « Beaucoup de gens sont déjà au courant du phénomène. Cette création scénique rend simplement la problématique plus concrète. Nous n’avons pas la prétention d’éveiller les consciences, mais plutôt de faire une piqûre de rappel.» explique Jonathan Lobos, auteur et metteur en scène de Planète Plastique. Si le spectacle se veut revendicateur, il n’est en aucun cas moralisateur : il s’agit surtout d’interroger le spectateur.

Le Septième continent, c’est quoi exactement ?

Egalement appelé « Continent de Plastique », il s’agit de zones à très forte concentration de déchets plastiques, qui perturbent et empoisonnent un écosystème marin vital et a des répercussions sur une très vaste chaîne alimentaire – jusqu’à l’homme.

Répandue dans cinq grands bassins océaniques, cette « soupe de plastique » faite de micro-particules a été découverte pour la première fois par l’océanographe Charles Moore dans le pacifique nord, en 1997. Depuis, elle inquiète autant qu’elle fascine.

Une scène de Planète Plastique.

Un projet réalisé grâce au financement participatif

Au terme d’une vaste campagne de financement participatif lancée au printemps 2016 sur le site Ulule, le projet est financé avec succès et se voit représenté pour la première fois après de longues semaines de travail à la MJC Saint-Rambert de Lyon 9ème. S’ensuit une tournée de plusieurs dates en France, ce qui permet à la compagnie de prendre une envergure nationale. A ce jour, elle compte déjà une cinquantaine de représentations. A noter aussi que le Théâtre du Bruit est accompagné par Anciela via sa Pépinière d’Initiatives Citoyennes.

De quoi ça parle ?

C’est l’histoire d’une matière entièrement synthétique, créée par l’homme, et son tentaculaire essor sur l’ensemble de la planète… Passé, présent, et futur se mélangent pour nous dresser joyeusement le triste état de nos océans et de nos modes de vie contemporains. On y suit les mésaventures de Théo, employé dans une usine de plastique, qui deviendra peu à peu un homme-déchet plastique. On navigue avec le marin et la scientifique, partant tous deux vers le grand large pour tenter de constater les dégâts. On découvre enfin ce que la vie pourrait devenir, dans un septième continent imaginé, post-apocalyptique et féérique. Un monde où les êtres ne connaîtraient plus que le plastique.

Quels projets pour la suite ?

Les premiers succès de la pièce encouragent Jonathan Lobos et l’équipe à aller plus loin : « De nombreuses personnes ont été touchés par cette pièce et c’est encourageant. Le projet pourrait se décliner en un spectacle plus court sur le même thème : il se nommerait « Bébé Plastique» et ferait participer des enfants âgés de 1 à 6 ans. Une partie de l’équipe participera à cette installation. Nous ne pouvons pas vous en dire plus pour le moment. »

Où voir Planète Plastique ?

Cinq dates sont programmées pour voir le spectacle cet été ! Découvrez aussi un avant-goût du spectacle dans cette vidéo de présentation.

Jeudi 29 juin 2017 à 21h au Parc Popy dans le cadre du Festival Tout L’Monde Dehors (Lyon 4e)
Du 25 au 29 août 2017 (excepté le samedi 26) dans le cadre du Festival Dehors (Portes-les-Valence, 26).

Par Olivier Minvielle.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

L’association des boites à partage se lance, venez les rencontrer !

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets, Economie et solidarité, Entraide et solidarité | Aucun commentaire

Tout lyonnais a déjà vu ces petites boîtes pleines de livres ou d’objets divers qui fleurissent un peu partout dans nos quartiers ! Qu’on les appelle boîtes à livres, Givebox, boîtes à dons, ou boîtes d’échanges entre voisins, leur point commun est d’être toutes des « Boîtes à partage ». Pour qu’il y ait toujours plus de boîtes à Lyon et ailleurs,  l’association « Les Boîtes à Partage » s’est créée fin 2016 à Lyon et vous invite vendredi 16 juin à sa soirée de lancement !

Une boîte à partage originale près du centre social de Valmy à Lyon. crédit : Pierre-Antoine Pluquet.

Un phénomène en plein boum !

Tout commence en 2014 lorsque deux initiatives se développent simultanément dans deux quartiers de Lyon. Deux lyonnaises lancent et animent un concept inspiré de l’initiative allemande Givebox dans le 7è arrondissement de Lyon et Stéphanie Genelot s’inspire d’une initiative suisse pour faire émerger une boîte au sein de son quartier. C’est le début d’une grande histoire ! En l’espace de trois ans, plus de 50 boîtes ont vu le jour sur Lyon et sa banlieue, et on compte aujourd’hui encore des dizaines de projets en cours.

« Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier »

Mais concrètement, comment fonctionnent ces boîtes ? « Il s’agit d’une boîte que l’on pose dans la rue ou dans un immeuble, où l’on peut donner et prendre librement des objets, proposer des services et des bons plans. » nous explique Stéphanie. Mais, attention ! « L’objectif n’est pas simplement de déposer une boîte au pied de immeuble. Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier, la ville ou le village et l’installation de la boîte n’est qu’une étape. ». En effet, les boîtes deviennent un lieu de rencontres dans le quartier et permettent l’organisation d’événements réguliers. Si aucune émulation n’a lieu autour du projet et de la boîte, l’expérience risque de tourner court.

Des valeurs fortes : Liberté, Gratuité, Inconditionnalité

Depuis plusieurs années, Stéphanie passe l’essentiel de son temps libre à accompagner des citoyens motivés dans leurs démarches d’installation de boîtes ou dans les projets événementiels autour de ces dernières. Ainsi, en décembre 2016, accompagnée d’une petite équipe de convaincus, elle a décidé de lancer une association, « Les Boîtes à Partage », afin de promouvoir et accompagner le développement des projets français, voire internationaux de boîtes à partage. Attention ! « L’association n’est pas là pour installer des boîtes, mais pour accompagner (en support) des collectifs de citoyen dans leurs démarches. » Aujourd’hui, l’association reçoit entre 5 et 10 demandes par semaines provenant de toute la France, voire de l’étranger !

L’association a un second objectif : recenser toutes les boîtes en France et à l’étranger ! Ainsi, en août 2017, elle mettra en ligne son site internet qui proposera une carte collaborative.

L’association est en plein développement et pense déjà à un avenir plein de projets inspirants tels qu’un tour de France des Boîtes à Partage ou des activités plus larges sur le partage entre voisins ! Plus que le challenge, c’est avant tout une merveilleuse aventure humaine : « En me lançant dans cette aventure, je crois que j’ai trouvé ma voie » résume Stéphanie.

L’association a réalisé cette première carte des boîtes à partage de Lyon.

Un lancement en grande pompe !

 

Stéphanie et son équipe vous donnent rendez-vous le vendredi 16 juin à partir de 18h pour la soirée officielle de lancement de l’association à l’Alter’Hostel – 32 Quai Arloing, 69009 Lyon.

Cette soirée sera l’occasion de remercier les soutiens des Boîtes à partage, accueillir de nouveaux adhérents et bénévoles, rassembler les citoyens ayant développé des initiatives de quartier et faire la fête. Au programme de la soirée : discours, apéro au bar de l’Alter’Hostel, dégustation d’un buffet végétal préparé par l’association Third of Seven et de nombreuses surprises !!!

Retrouvez aussi les boîtes à partage près de chez vous et d’autres actions à rejoindre dans votre quartier sur notre carte !

Retrouvez les initiatives près de chez vous

Par Pierre Cohin.

Rester une terre d’accueil, devenir une terre d’ancrages

Par | Action sociale, Entraide et solidarité, S'engager avec | Un Commentaire

A l’initiative de quelques étudiants, un collectif citoyen s’organise pour venir en aide aux réfugiés et demandeurs d’asile de Lyon et ses alentours. Terre d’Ancrages  a pour but de promouvoir une France solidaire et de permettre aux nouveaux arrivants de s’engager dans la vie de la cité. Loin d’être idéaliste, la démarche au contraire se veut pragmatique et réaliste. Hébergements, expositions, accompagnement de projets: les initiatives se multiplient. Dernière en date : un Paris-Lyon à vélo avec 11 étapes dans des communes et des lieux engagés auprès des réfugiés.

La parole aux premiers concernés

 

“On a des talents, du potentiel à exprimer et à mettre au service de ceux qui en ont besoin. Il faut nous donner une chance de vivre ensemble.”

Par ces quelques mots, Darius, demandeur d’asile arrivé il y a deux ans de République Démocratique du Congo, résume à lui seul la démarche de Terre d’Ancrages. “Ça n’a pas été facile explique le jeune homme, mais avec le temps on commence à se faire accepter.” Au départ il est arrivé à Toulouse, puis après divers imbroglios administratifs, le voici à Lyon. Il vit hébergé par une Église. “J’ai envie de participer à une prise de conscience, de lever certains préjugés et de faire de la pédagogie” C’est pourquoi le 15 Juin il sera aux côtés de bénévoles et d’autres demandeurs d’asile sur son vélo au départ de la Caravane qui reliera Lyon et Paris. Une vingtaine de cyclistes vont faire étape dans 11 communes qui se sont engagées dans l’accueil de réfugiés.

Valoriser une France solidaire et engagée

Maraude Terre d'Ancrages Noël

Une maraude de Terre d’Ancrages

L’idée de ce voyage est née d’une volonté de démystifier l’entraide citoyenne. En partant sur les routes provoquer un maximum de rencontres, demandeurs d’asiles et bénévoles de Terre d’Ancrages veulent partager leur expérience et faire comprendre que les plus gros blocages sont avant tout dans les esprits.

“Accueillir des personnes chez soi ou simplement essayer de les aider est souvent plus simple qu’on le croit”

Raphaëlle, engagée de la première heure, insiste sur sa volonté de témoigner. “Accueillir des personnes chez soi ou simplement essayer de les aider est souvent plus simple qu’on le croit”. Et autant dire qu’elle sait de quoi elle parle. Chez elle cohabitent sa famille, une jeune mineure nigériane et un couple d’Ivoiriens. “Il faut que ceux qui ont vécu cela le partagent, que ceux qui ont eu le courage de se lancer expliquent pourquoi. Parce que oui il faut du courage. Au début je me posais plein de questions: qu’est ce qu’on va penser de moi ? Et pour ma famille est ce que c’est dangereux ? Est ce que ca ne va pas trop peser sur mes enfants ? Et maintenant que j’ai les réponses, je veux encourager tous ceux qui doutent à se lancer.” Alassane et Sonia, le couple qui vit avec elle, abondent dans son sens : “Grâce à cette solidarité j’ai rencontré des personnes avec qui je me sens bien. Je veux parler de la gentillesse des bénévoles qui sont capables de ne faire aucune différences entre eux et nous” explique Alassane. Son épouse poursuit : “Ils nous ont confié leur maison, leurs biens, ils n’ont pas eu peur. On a été accueillis à bras ouverts et moi je suis Ivoirienne, mais maintenant je me sens Française”.

« On a été accueillis à bras ouverts et moi je suis Ivoirienne, mais maintenant je me sens Française. »

Ouvrir sa porte ?

Quand elle a créé Terre d’Ancrages, Claire Lejeune, étudiante, était bénévole pour la Croix Rouge Française. “C’est parti de là, je repérais les difficultés quotidiennes et notamment les problèmes d’hébergement. La majorité des demandeurs d’asile sont à la rue, y compris des femmes enceintes de sept mois et des mineurs”. Alors la jeune femme a commencé par lancer des appels sur les réseaux sociaux, a pris beaucoup de temps pour parler de ces situations autour d’elle, puis le bouche à oreille a permis de lancer les premiers accueils d’urgence. Aujourd’hui, une quinzaine de familles accueillantes ouvrent leurs portes et une soixantaine de demandeurs d’asile ont pu être hébergés en attendant une place dans un Centre d’Aide de Demandeurs d’Asile.

Créer une communauté

Trouver un abri, c’est bien sûr la priorité absolue des personnes en situation d’exil. Mais Terre d’Ancrages va plus loin pour créer des interactions positives entre les habitants de la région lyonnaise et ceux qui ont du laisser leur pays derrière eux. “On veut valoriser les compétences de chacun, et ne plus faire de distinction entre ceux qui aident et ceux qui reçoivent” explique Claire.

L’idée est donc de construire des projets ensemble. Fahimeh, par exemple est artiste (entre autres), elle vient d’Iran et a pu organiser une exposition de ses calligraphies sur les murs de la librairie Virevolte, dans le 5e arrondissement de Lyon. Raphaëlle, bénévole, a, quant à elle, organisé un vide grenier solidaire avec les personnes qui vivent sous son toit,  pour récolter des fonds. Les exemples d’action en commun sont inépuisables, et le projet de voyage à vélo entre Lyon et Paris s’inscrit au coeur de cette démarche.

A la simple évocation de la date de départ, tous les participants affichent un large sourire, dans lequel on devine une pointe de fierté et une grande satisfaction collective. “C’est une belle aventure humaine” conclut Claire avec un calme et une détermination que rien ne semble pouvoir arrêter.

Pour en savoir plus sur la Caravane Terre d’Ancrages et participer au projet, retrouvez notre petit article sur cette aventure.

En savoir plus sur la Caravane Terre d'Ancrages
soirée de noël terre d'ancrages - demandeurs d'asile

La soirée de Noël organisée entre membres de Terre d’Ancrages d’ici et nouveaux arrivants

S’engager avec Terre d’Ancrages, c’est possible !

 

Environ 50 bénévoles font vivre ce collectif avec des formes d’engagement très variés. Chacun y trouve sa place et son utilité !
Hébergement, récolte de vêtements, organisation d’événements… toutes les idées et les bonnes volontés sont bienvenues pour inventer avec les demandeurs d’asile de nouveaux outils au service de la solidarité.

Pour en savoir plus et participer à l’aventure, il suffit d’écrire à Claire et son équipe !

Contactez Claire

 

Vous pouvez aussi suivre les aventures de Terre d’Ancrages  sur Facebook.

Par Alexandra Marie

La Caravane Terre d’Ancrages a besoin de vous !

Par | Action sociale, Ça se passe à Lyon, Entraide et solidarité | Aucun commentaire

Le départ est fixé place Saint Louis le Jeudi 15 Juin, dans le 7ème arrondissement de Lyon, à 10h. 20 cyclistes partiront en direction de Paris et feront onze étapes dans des villes, des villages, chez des particuliers et des associations engagées auprès de personnes demandeuses d’asile. Réfugiés et bénévoles de l’association Terre d’Ancrages sillonneront 450 kilomètres pour valoriser les terres d’accueil et tenter, pourquoi pas, d’en trouver de nouvelles. Par cette action itinérante ce collectif citoyen veut démontrer que les gestes de solidarités sont à portée de tous. Justement, avant de partir, vous pouvez les aider à prendre la route, et même participer à cette aventure avec eux ! Voici comment …

Envie d’y participer ? Venez avec vos idées et votre énergie !

Comme tout projet collaboratif, celui ci se construit collectivement et a besoin de toutes les bonnes idées qui pourraient s’y greffer. Donc si vous êtes inspirés, n’hésitez pas à faire part de vos propositions ! Si vous voulez vous engager sur une partie du parcours pour rouler avec la petite équipe ou aider dans les organisateurs dès maintenant et au fil des kilomètres, votre temps et motivation peuvent devenir très précieux.

Quelques besoins précis où vous pouvez aider…

Avant toute chose: de bons vélos bien équipésle tour caravane terre d'ancrages

Alors si votre bicyclette a prévu de rester accrochée à son poteau pendant dix jours, sachez qu’elle pourrait faire vivre de belles aventures à un cycliste déterminé. Terre d’Ancrages s’engage à les rendre dans le même état. Pour preuve Alassane, demandeur d’asile Ivoirien et participant à la caravane passe ses journées à bichonner le 2 roues mis à sa disposition pour en faire un bon compagnon de route.
Tout ce qui pourra servir à l’entretien et la réparation sera aussi très très utile alors n’hésitez pas à sortir vos casques, rustines, pompes et tout ce qui peut permettre de tenir sur un parcours aussi long.

Des voitures et leurs conducteurs

Pour assurer les ravitaillements et transporter les équipements, plusieurs véhicules relais sont nécessaires et si vous êtes au volant c’est encore mieux. Même si vous n’êtes dispo que sur une partie du parcours,vous pouvez participer. Des relais sont prévus pour assurer la logistique du voyage. Donc toutes les énergies sont bienvenues!

De quoi manger et dormir

Toutes les escales se feront à la belle étoile alors si vous n’avez pas prévu la rando du siècle entre les 15 et 24 juin vos tentes, sacs de couchages, lampes frontales et tout le nécessaire de camping leur seront très utiles le temps du séjour.

Et bien sur à pédaler en moyenne 45 kilomètre par jour, il faudra nourrir les pelotons. Boissons et barres énergétiques et tout ce que vous trouverez dans la liste détaillée sera dégusté et apprécié soyez en sûrs!

Un financement participatif

Même une petite contribution peut faire avancer le projet. Il faudra environ 15 euros par personne et par jour soit 3600 euros pour les frais de fonctionnement plus tout le reste : essence, communication, équipements et pourquoi pas une caravane ?

Pour vous rendre sur la plateforme et la faire tourner c’est ici

Contribuez

 

Envie d’aider ou de participer ?

C’est très facile, il suffit d’écrire à Claire et son équipe !

Contactez Claire

N’hésitez pas à vivre et contribuer à cette belle aventure humaine !

Vous pouvez aussi suivre les aventures de la Caravane sur Facebook, et sur le site de l’association Terre d’Ancrages.

Détail des besoins matériels

 

  • prêts de vélos ! (du 15 au 29 juin environ, Terre d’Ancrage vous le rend en état, promis promis)
  • prêts/dons de duvets
  • prêts/dons de tapis de sol ou matelas
  • prêts/dons de tentes
  • prêts/dons de casques
  • prêts/dons de porte-bagages
  • t-shirt adaptés pour le sport (toutes tailles, homme et femme, unis si possible pour broder le logo de l’asso dessus
  • shorts de sport et joggings
  • baskets (toutes tailles, homme et femme, en bon état s’il vous plaît)
  • chaussettes neuves
  • gourdes
  • assiettes et couverts en plastique (recyclables, pas jetables!)
  • tupperwares
  • matériel de réparation
  • appareils photos jetables
  • sacs à dos
  • barres de céréales et autres en cas adaptés à la pratique sportive dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • salades en conserve dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • biscuits, quatre quart etc. dont la date de péremption est au-delà du 28 juin (pour les petits-déj et goûters)
La Caravane Terre d'Ancrages

Ca se passe à Lyon : rencontre avec Levent Acar, co-fondateur de I-boycott

Par | Ça se passe à Lyon, Citoyenneté et démocratie | Aucun commentaire

Vous aussi, vous êtes lassé de lire chaque semaine un nouveau scandale économique, écologique ou éthique à la une de la presse, et de vous sentir impuissant ? En tant que consommateur, vous avez pourtant une carte maîtresse en main : votre pouvoir d’achat ! C’est ce que vous rappelle I-BOYCOTT, par sa plateforme participative en ligne permettant à chacun de lancer ou de participer activement à une campagne de boycott !

I-BOYCOTT, kesaco ?

I-BOYCOTT est une association à but non lucratif dont le financement repose exclusivement sur les dons. Elle propose une plateforme en ligne présentant des campagnes de boycott actuelles, lancées par des acteurs de la société civile : chaque campagne permet non seulement de dénoncer les mauvaises pratiques de certaines marques en vue de les faire évoluer, mais elle s’accompagne aussi d’une lettre ouverte adressée à l’entreprise. C’est alors dans l’intérêt de celle-ci d’y répondre, de se montrer plus transparente dans ses pratiques et de présenter les améliorations en cours. Vous êtes alors libre de décider si cette réponse est satisfaisante ou si vous avez des raisons de maintenir la campagne de boycott.  

A l’origine du projet

Ce qui décide les frères Levent et Bulent Acar, deux jeunes lyonnais issus de Saint-Chamond, à lancer I-BOYCOTT, c’est d’abord une indignation de trop : l’invalidation par la Commission Européenne de la pétition contre le TAFTA, malgré son million de signatures* et la mobilisation de plus de 320 organisations de la société civile européenne.

Mais c’est aussi une figure historique qui les inspire : un documentaire sur Gandhi, théoricien de la résistance pacifiste et opposant à l’oppression britannique durant l’époque coloniale, leur rappelle combien le boycott est l’outil idéal pour tous ceux qui sont faibles économiquement mais qui n’en sont pas moins nombreux et décidés.

La démarche : un boycott bienveillant

« Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le type de monde que vous voulez. » Cette citation d’Anne Lappé* que l’on retrouve sur leur page d’accueil résume assez bien la philosophie d’I-BOYCOTT : favoriser une consommation citoyenne et responsable à travers le boycott et le buycott (si vous n’êtes pas encore familiarisé avec ces deux termes, les lignes qui suivent sont pour vous !).

Boycott : le consommateur décide de ne plus acheter les produits d’une marque pour montrer son opposition, tout ça dans une optique pacifique et bienveillante. Encore tabou en France, c’est pourtant une forme de contestation concrète, qui a déjà prouvé qu’elle avait un réel impact sur les entreprises : suite aux différentes contestations de la société civile, la célèbre marque Nike a dû progressivement modifier ses pratiques**.

Buycott : le consommateur décide d’acheter les produits de telle ou telle marque parce qu’il adhère à sa philosophie et/ou à ses pratiques. Parce qu’il vous faut quand même vivre et manger, le buycott vous permet d’identifier des alternatives aux produits boycottés et de soutenir ainsi les entreprises ou marques qui se comportent de façon éthiquement responsable.

En proposant une plateforme en ligne qui donne plus de poid et de visibilité aux boycotts, I-BOYCOTT responsabilise les entreprises en les incitant à répondre et à ajuster leur pratiques, met en valeur les initiatives exemplaires. Et pour chaque campagne menée, un onglet “Alternatives” est proposé et chacun est libre de l’alimenter.  

L’union fait le boycott

En rejoignant la dynamique collective d’un boycott, vous donnez plus de poids à votre démarche de consommateur. En choisissant de manifester votre adhésion ou votre rejet vis-à-vis de tel ou tel mode de consommation, vous vous donnez les moyens d’avoir un impact significatif sur la société et son environnement. Pour preuve, il semblerait que les difficultés de Nike en 1997 et 1998 soient dues en partie au boycott de 1996 : ce mouvement de contestation civile, né à la suite de la publication par le Time de la photo d’un jeune Pakistanais de 12 ans qui cousait des ballons de football pour le compte de la marque, il est certain que ce mouvement a fait mauvaise presse et a encouragé l’association California Citizen à lancer un procès contre la marque pour publicité mensongère en 2003. Procès qu’elle a d’ailleurs gagné.

De plus, les fondateurs de I-BOYCOTT sont convaincus qu’un “chiffre”, soit le nombre de boycottants, parle parfois beaucoup plus à l’actionnaire d’une entreprise que l’éthique. Dans ce cas, n’ayons pas peur d’être nombreux !

Et aujourd’hui, on en est où ?

La plate-forme i-boycott.org a été lancée en juin 2015 et compte déjà 42 000 inscrits ! Le projet a vu le jour grâce à une équipe d’une vingtaine de personnes, très engagées et réparties dans différentes villes, régions et pays (Lyon, Paris, Pyrénées Orientales, Barcelone, Belgique…). Ils ont pu compter sur un financement participatif sur kisskissbankbank, sans oublier notre soutien, à Anciela, avec les conseils de notre Pépinière d’initiatives citoyennes.

Les premiers boycotts (H&M et Petit Navire) ont été rapidement lancés et I-BOYCOTT a alors rencontré ses premiers succès puisque ces campagnes ont suscité respectivement la participation de 11000 et 15000 personnes, ainsi que des réponses de la part des entreprises qui furent aussitôt publiées sur la plate-forme.

La prochaine étape ?

En réalité il y en a 2. Tout d’abord le I-BOYCOTT-Tour, une campagne d’appel à dons afin de financer une douzaine d’antennes-relais en France, en Belgique et en Suisse : « Nous souhaitons également – et c’est pour ça que nous aurons besoin de vous ! – créer des antennes locales dont la vocation sera de mener des actions pour inciter les entreprises à nous répondre, comme le micro-trottoir que nous avons conduit lors de la campagne de boycott contre Starbucks. »****

L’association a aussi lancé l’Alliance social heroes qui vise à donner plus de visibilité aux campagnes de boycott. Parmi ces “social heroes”, considérés comme des acteurs influents sur les réseaux sociaux, on retrouve Mr Mondialisation, Osons Causer mais aussi des youtubeurs comme Kriss Minute Papillon ou Prof feuillage. Leur but est de partager chaque mois une des trois campagnes de boycott les plus populaires de la plate-forme et de la propulser manière synchronisée sur 3 jours auprès d’une communauté de près de 5 millions de personnes.

Besoin de forces vives !

Le projet I-boycott rencontre du succès mais aussi un grand élan de solidarité : « On a aussi reçu beaucoup de demandes (et de propositions !) pour traduire notre site en anglais et en espagnol, par exemple, pour pouvoir s’exporter dans différents pays ! A moyen terme, ce serait super ! Somme toute, nous avons plein de belles choses en perspective pour pérenniser l’activité d’I-boycott. » Cependant rien n’est acquis ni ne se fait sans vous. Rendez-vous sur I-BOYCOTT afin de découvrir les campagnes en cours (les boycott à l’encontre de Société générale, Coca Cola, H&M, Marineland…), en rejoindre une voire peut être même lancer la vôtre !

Et si vous avez envie d’aider Levent et Bulent, de participer à leur aventure, n’hésitez pas à leur écrire sur la page contact de leur site ou sur facebook. Surtout si vous êtes sur Lyon ! Sachez qu’ils sont toujours enthousiastes à l’idée de rencontrer une nouvelle tête. Et si vous n’êtes pas lyonnais, vous pouvez quand même les contacter, les rejoindre sur leur site et soutenir le I-BOYCOTT Tour.

Vous allez les buycotter 😉

– Par Chloé Chassignolle

 

* 1 101 539 personnes avaient signé cette pétition.

** Plus d’infos sur https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2005-4-page-115.htm

*** Anne Lappé est une auteure et conférencière spécialiste des questions de mondialisation, de changements sociaux et de politiques alimentaires.

**** Une vidéo youtube du micro-trottoir sur Starbucks est disponible ici !

S’engager avec… Singa à Lyon

Par | Action sociale, S'engager avec | Aucun commentaire

Pas facile de s’intégrer dans une société et s’y épanouir lorsque l’on n’a pas ou peu d’occasions de rencontre avec les locaux … Né de ce constat, le mouvement citoyen SINGA vise à créer ces moments de rencontre et de partage entre les personnes réfugiées et les français, afin de favoriser leur intégration dans la société française !

Créer du lien entre les personnes réfugiées et les français

Chaque année, des milliers de personnes sont obligées de fuir leurs familles, amis, maisons, et professions dans leurs pays d’origine pour demander l’asile dans d’autres pays. En France, la demande d’asile est une procédure longue (pouvant parfois durer plusieurs années !) durant laquelle la personne, dans l’attente, n’a pas le droit de travailler. Environ 10 000 personnes par an obtiennent le statut de réfugié et les permis de séjour et de travail qui l’accompagnent. A ce jour, près de 207 000 personnes réfugiées environ résident en France.

Au delà de l’obtention du statut, un grand nombre de barrières se dressent devant ces personnes: méconnaissance de la langue et des codes socioculturels, absence de réseau social et professionnel,difficultés à valoriser ses compétences etc.

Et, en plus de toutes les épreuves vécues pour arriver jusqu’ici, les personnes ont souvent le sentiment d’être rejetés par la société qui les a pourtant accueillis… !Nous pouvons tous (et simplement !) agir pour lutter contre l’indifférence voir le rejet qui touche les personnes réfugiées !

L’association SINGA a été créée avec l’objectif de changer ce regard porté sur l’asile, avec la conviction que les personnes refugiées, fortes de compétences et de talents, renforcent nos sociétés. SINGA est devenu un mouvement citoyen dans lequel les gens peuvent satisfaire leur envie d’agir et d’accueillir, et où les personnes réfugiées peuvent mieux comprendre la société d’accueil.

Rejoignez la Communauté SINGA !

Née d’un mouvement citoyen, la communauté SINGA crée des opportunités d’engagement et de collaboration entre les personnes réfugiées et la société d’accueil. Ensemble, les membres de SINGA construisent des ponts pour le vivre ensemble, l’enrichissement culturel et la création d’emplois, dans une démarche de sensibilisation pour déconstruire les préjugés sur l’asile.

SINGA se donne trois missions principales pour favoriser l’intégration des personnes :

  1. INFORMER : L’objectif principal, à travers les actions, est de sensibiliser la société civile à la question du lien entre les personnes réfugiées et la société d’accueil. SINGA a posé les bases d’une nouvelle manière d’aborder l’asile, plus humaine, plus créative, plus collaborative, pour un plus grand impact.
  2. CONNECTER : En allant plus loin que le simple dialogue, l’objectif de SINGA est de réunir des personnes réfugiées et les citoyens, autour de ce qu’ils aiment et souhaitent partager, que ce soient leurs passions, leurs centres d’intérêts, leurs métiers,…
  3. INNOVER : Singa ne cesse d’identifier de nouvelles opportunités, d’innover pour améliorer l’accueil des personnes réfugiées et de mobiliser la société civile pour les expérimenter.

L’association accompagne les personnes réfugiées dans leur inclusion socio-économique via notamment l’utilisation d’outils numériques, le développement de projets innovants afin de trouver des solutions permettant de mieux répondre aux problématiques rencontrées par les personnes réfugiées.

SINGA Lyon regroupe à ce jour plus de 700 membres dans sa communauté. A travers les pôles Passions, Projets et CALM, SINGA propose des ateliers d’échanges culturels, d’accompagnement pour les entrepreneurs et de mise en relation pour un accueil temporaire des personnes réfugiées.

SINGA c’est avant tout une communauté d’êtres humains souhaitant mieux se connaître et mieux se comprendre. Les différents programmes visent à organiser et à créer la rencontre : devenir buddy, participer à des ateliers sportifs et culturels, accueillir des personnes réfugiées chez soi etc. Il y a plein de façon de s’investir dans la communauté SINGA !

L’association est présente dans 4 villes en France mais aussi à l’international: en Allemagne, en Belgique, au Québec et en Australie. Il est possible de rejoindre une antenne locale à Lyon, Montpellier, Lille et Paris, pour vous aussi, contribuer au vivre ensemble.

S’engager avec SINGA !

 

Devenez Buddy !

Être « Buddy » SINGA, c’est rencontrer une personne réfugiée sur la base d‘intérêts, de passions, d’une profession commune…. ou seulement pour partager un moment sympa ! Vous pouvez aussi devenir Buddy pour du coaching professionnel ou du coaching linguistique: accompagnement des personnes réfugiées dans l’apprentissage de la langue ou de la recherche d’emploi, dans la création d’entreprises, d’associations, de projets artistiques et culturels etc.

Participez à des ateliers sportifs ou culturels

Besoin de vous relaxer, de vous défouler, d’échanger, tout en faisant de belles rencontres ? Vous pouvez aussi simplement venir participer à un atelier gratuit animé par un membre expert de la communauté! Ateliers de discussion en français, atelier Relaxation, Capoeira, Natation, Footing, Football, Randonnée, Balades urbaines, etc., autant d’ateliers que de passions partagées, chaque semaine, à Lyon !

Et bien sûr, vous pouvez vous aussi initier votre propre atelier !

Témoignage de Jean-Paul, bénévole actif à SINGA

Qu’est ce qui t’a donné envie de rejoindre SINGA ?

Installé depuis peu de temps à Lyon, j’ai premièrement rejoins le groupe Relai Personnes Déracinées d’Amnesty International. J’ai eu par ce biais connaissance de SINGA et de leurs actions. Je suis allé les rencontrer et ça m’a beaucoup plu ! Ce qui me plait particulièrement c’est la richesse et la singularité de chaque rencontre permise par les évènements SINGA. Et la liberté d’initiative !

Qu’est ce que c’est être bénévole à SINGA ?

D’abord j’y suis allé pour participer simplement aux SINGA Blabla – des ateliers de discussion et d’échanges culturels, linguistiques, mais aussi de bons tuyaux ! Puis, j’ai rapidement monté un atelier de jeu de rôle avec une autre bénévole. Aujourd’hui, je coordonne les SINGA Blabla !

En tant que bénévole, je me donne pour mission de favoriser au maximum la mise en lien entre les personnes, les initiatives les projets divers. Et absolument, faire circuler les informations à tous !

Comment te vois-tu évoluer à SINGA ?

SINGA Blabla, atelier sur lequel je travaille presque exclusivement, se développe tout seul : d’un atelier nous sommes passé à trois voir quatre par semaine ! J’aimerais simplement pouvoir connaître toutes les initiatives qui émergent ou ne demandent qu’à émerger à SINGA pour pouvoir orienter au mieux les personnes !

Pour se lancer

Vous avez envie de rejoindre la communauté SINGA ?

Rien de plus simple ! Venez les rencontrer lors de leurs réunions d’informations ou directement lors d’un atelier SINGA, le programme est publié chaque début de semaine sur le mur du groupe Facebook public SINGA LYON.

Des réunions bénévoles sont organisées régulièrement afin d’échanger, de partager leurs expériences, manières de faire et difficultés.

Site internet : https://singa.fr

Contactez Fanny, la coordinatrice : contactlyon[a]singa.fr   –   07 68 73 54 80

 

Vous pouvez également retrouver sur ce site les annonces d’associations comme Singa et d’autres qui ont actuellement besoin d’un coup de main pour plus de solidarité et d’entraide !

Retrouvez les petites annonces sur la solidarité !

 

–  Par Noémie Grozel

 

 

Retrouvez tous nos articles