All Posts By

Justine Swordy-Borie

L’association des boites à partage se lance, venez les rencontrer !

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets, Economie et solidarité, Entraide et solidarité | Aucun commentaire

Tout lyonnais a déjà vu ces petites boîtes pleines de livres ou d’objets divers qui fleurissent un peu partout dans nos quartiers ! Qu’on les appelle boîtes à livres, Givebox, boîtes à dons, ou boîtes d’échanges entre voisins, leur point commun est d’être toutes des « Boîtes à partage ». Pour qu’il y ait toujours plus de boîtes à Lyon et ailleurs,  l’association « Les Boîtes à Partage » s’est créée fin 2016 à Lyon et vous invite vendredi 16 juin à sa soirée de lancement !

Une boîte à partage originale près du centre social de Valmy à Lyon. crédit : Pierre-Antoine Pluquet.

Un phénomène en plein boum !

Tout commence en 2014 lorsque deux initiatives se développent simultanément dans deux quartiers de Lyon. Deux lyonnaises lancent et animent un concept inspiré de l’initiative allemande Givebox dans le 7è arrondissement de Lyon et Stéphanie Genelot s’inspire d’une initiative suisse pour faire émerger une boîte au sein de son quartier. C’est le début d’une grande histoire ! En l’espace de trois ans, plus de 50 boîtes ont vu le jour sur Lyon et sa banlieue, et on compte aujourd’hui encore des dizaines de projets en cours.

« Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier »

Mais concrètement, comment fonctionnent ces boîtes ? « Il s’agit d’une boîte que l’on pose dans la rue ou dans un immeuble, où l’on peut donner et prendre librement des objets, proposer des services et des bons plans. » nous explique Stéphanie. Mais, attention ! « L’objectif n’est pas simplement de déposer une boîte au pied de immeuble. Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier, la ville ou le village et l’installation de la boîte n’est qu’une étape. ». En effet, les boîtes deviennent un lieu de rencontres dans le quartier et permettent l’organisation d’événements réguliers. Si aucune émulation n’a lieu autour du projet et de la boîte, l’expérience risque de tourner court.

Des valeurs fortes : Liberté, Gratuité, Inconditionnalité

Depuis plusieurs années, Stéphanie passe l’essentiel de son temps libre à accompagner des citoyens motivés dans leurs démarches d’installation de boîtes ou dans les projets événementiels autour de ces dernières. Ainsi, en décembre 2016, accompagnée d’une petite équipe de convaincus, elle a décidé de lancer une association, « Les Boîtes à Partage », afin de promouvoir et accompagner le développement des projets français, voire internationaux de boîtes à partage. Attention ! « L’association n’est pas là pour installer des boîtes, mais pour accompagner (en support) des collectifs de citoyen dans leurs démarches. » Aujourd’hui, l’association reçoit entre 5 et 10 demandes par semaines provenant de toute la France, voire de l’étranger !

L’association a un second objectif : recenser toutes les boîtes en France et à l’étranger ! Ainsi, en août 2017, elle mettra en ligne son site internet qui proposera une carte collaborative.

L’association est en plein développement et pense déjà à un avenir plein de projets inspirants tels qu’un tour de France des Boîtes à Partage ou des activités plus larges sur le partage entre voisins ! Plus que le challenge, c’est avant tout une merveilleuse aventure humaine : « En me lançant dans cette aventure, je crois que j’ai trouvé ma voie » résume Stéphanie.

L’association a réalisé cette première carte des boîtes à partage de Lyon.

Un lancement en grande pompe !

 

Stéphanie et son équipe vous donnent rendez-vous le vendredi 16 juin à partir de 18h pour la soirée officielle de lancement de l’association à l’Alter’Hostel – 32 Quai Arloing, 69009 Lyon.

Cette soirée sera l’occasion de remercier les soutiens des Boîtes à partage, accueillir de nouveaux adhérents et bénévoles, rassembler les citoyens ayant développé des initiatives de quartier et faire la fête. Au programme de la soirée : discours, apéro au bar de l’Alter’Hostel, dégustation d’un buffet végétal préparé par l’association Third of Seven et de nombreuses surprises !!!

Retrouvez aussi les boîtes à partage près de chez vous et d’autres actions à rejoindre dans votre quartier sur notre carte !

Retrouvez les initiatives près de chez vous

Par Pierre Cohin.

Rester une terre d’accueil, devenir une terre d’ancrages

Par | Action sociale, Entraide et solidarité, S'engager avec | Un Commentaire

A l’initiative de quelques étudiants, un collectif citoyen s’organise pour venir en aide aux réfugiés et demandeurs d’asile de Lyon et ses alentours. Terre d’Ancrages  a pour but de promouvoir une France solidaire et de permettre aux nouveaux arrivants de s’engager dans la vie de la cité. Loin d’être idéaliste, la démarche au contraire se veut pragmatique et réaliste. Hébergements, expositions, accompagnement de projets: les initiatives se multiplient. Dernière en date : un Paris-Lyon à vélo avec 11 étapes dans des communes et des lieux engagés auprès des réfugiés.

La parole aux premiers concernés

 

“On a des talents, du potentiel à exprimer et à mettre au service de ceux qui en ont besoin. Il faut nous donner une chance de vivre ensemble.”

Par ces quelques mots, Darius, demandeur d’asile arrivé il y a deux ans de République Démocratique du Congo, résume à lui seul la démarche de Terre d’Ancrages. “Ça n’a pas été facile explique le jeune homme, mais avec le temps on commence à se faire accepter.” Au départ il est arrivé à Toulouse, puis après divers imbroglios administratifs, le voici à Lyon. Il vit hébergé par une Église. “J’ai envie de participer à une prise de conscience, de lever certains préjugés et de faire de la pédagogie” C’est pourquoi le 15 Juin il sera aux côtés de bénévoles et d’autres demandeurs d’asile sur son vélo au départ de la Caravane qui reliera Lyon et Paris. Une vingtaine de cyclistes vont faire étape dans 11 communes qui se sont engagées dans l’accueil de réfugiés.

Valoriser une France solidaire et engagée

Maraude Terre d'Ancrages Noël

Une maraude de Terre d’Ancrages

L’idée de ce voyage est née d’une volonté de démystifier l’entraide citoyenne. En partant sur les routes provoquer un maximum de rencontres, demandeurs d’asiles et bénévoles de Terre d’Ancrages veulent partager leur expérience et faire comprendre que les plus gros blocages sont avant tout dans les esprits.

“Accueillir des personnes chez soi ou simplement essayer de les aider est souvent plus simple qu’on le croit”

Raphaëlle, engagée de la première heure, insiste sur sa volonté de témoigner. “Accueillir des personnes chez soi ou simplement essayer de les aider est souvent plus simple qu’on le croit”. Et autant dire qu’elle sait de quoi elle parle. Chez elle cohabitent sa famille, une jeune mineure nigériane et un couple d’Ivoiriens. “Il faut que ceux qui ont vécu cela le partagent, que ceux qui ont eu le courage de se lancer expliquent pourquoi. Parce que oui il faut du courage. Au début je me posais plein de questions: qu’est ce qu’on va penser de moi ? Et pour ma famille est ce que c’est dangereux ? Est ce que ca ne va pas trop peser sur mes enfants ? Et maintenant que j’ai les réponses, je veux encourager tous ceux qui doutent à se lancer.” Alassane et Sonia, le couple qui vit avec elle, abondent dans son sens : “Grâce à cette solidarité j’ai rencontré des personnes avec qui je me sens bien. Je veux parler de la gentillesse des bénévoles qui sont capables de ne faire aucune différences entre eux et nous” explique Alassane. Son épouse poursuit : “Ils nous ont confié leur maison, leurs biens, ils n’ont pas eu peur. On a été accueillis à bras ouverts et moi je suis Ivoirienne, mais maintenant je me sens Française”.

« On a été accueillis à bras ouverts et moi je suis Ivoirienne, mais maintenant je me sens Française. »

Ouvrir sa porte ?

Quand elle a créé Terre d’Ancrages, Claire Lejeune, étudiante, était bénévole pour la Croix Rouge Française. “C’est parti de là, je repérais les difficultés quotidiennes et notamment les problèmes d’hébergement. La majorité des demandeurs d’asile sont à la rue, y compris des femmes enceintes de sept mois et des mineurs”. Alors la jeune femme a commencé par lancer des appels sur les réseaux sociaux, a pris beaucoup de temps pour parler de ces situations autour d’elle, puis le bouche à oreille a permis de lancer les premiers accueils d’urgence. Aujourd’hui, une quinzaine de familles accueillantes ouvrent leurs portes et une soixantaine de demandeurs d’asile ont pu être hébergés en attendant une place dans un Centre d’Aide de Demandeurs d’Asile.

Créer une communauté

Trouver un abri, c’est bien sûr la priorité absolue des personnes en situation d’exil. Mais Terre d’Ancrages va plus loin pour créer des interactions positives entre les habitants de la région lyonnaise et ceux qui ont du laisser leur pays derrière eux. “On veut valoriser les compétences de chacun, et ne plus faire de distinction entre ceux qui aident et ceux qui reçoivent” explique Claire.

L’idée est donc de construire des projets ensemble. Fahimeh, par exemple est artiste (entre autres), elle vient d’Iran et a pu organiser une exposition de ses calligraphies sur les murs de la librairie Virevolte, dans le 5e arrondissement de Lyon. Raphaëlle, bénévole, a, quant à elle, organisé un vide grenier solidaire avec les personnes qui vivent sous son toit,  pour récolter des fonds. Les exemples d’action en commun sont inépuisables, et le projet de voyage à vélo entre Lyon et Paris s’inscrit au coeur de cette démarche.

A la simple évocation de la date de départ, tous les participants affichent un large sourire, dans lequel on devine une pointe de fierté et une grande satisfaction collective. “C’est une belle aventure humaine” conclut Claire avec un calme et une détermination que rien ne semble pouvoir arrêter.

Pour en savoir plus sur la Caravane Terre d’Ancrages et participer au projet, retrouvez notre petit article sur cette aventure.

En savoir plus sur la Caravane Terre d'Ancrages
soirée de noël terre d'ancrages - demandeurs d'asile

La soirée de Noël organisée entre membres de Terre d’Ancrages d’ici et nouveaux arrivants

S’engager avec Terre d’Ancrages, c’est possible !

 

Environ 50 bénévoles font vivre ce collectif avec des formes d’engagement très variés. Chacun y trouve sa place et son utilité !
Hébergement, récolte de vêtements, organisation d’événements… toutes les idées et les bonnes volontés sont bienvenues pour inventer avec les demandeurs d’asile de nouveaux outils au service de la solidarité.

Pour en savoir plus et participer à l’aventure, il suffit d’écrire à Claire et son équipe !

Contactez Claire

 

Vous pouvez aussi suivre les aventures de Terre d’Ancrages  sur Facebook.

Par Alexandra Marie

La Caravane Terre d’Ancrages a besoin de vous !

Par | Action sociale, Ça se passe à Lyon, Entraide et solidarité | Un Commentaire

Le départ est fixé place Saint Louis le Jeudi 15 Juin, dans le 7ème arrondissement de Lyon, à 10h. 20 cyclistes partiront en direction de Paris et feront onze étapes dans des villes, des villages, chez des particuliers et des associations engagées auprès de personnes demandeuses d’asile. Réfugiés et bénévoles de l’association Terre d’Ancrages sillonneront 450 kilomètres pour valoriser les terres d’accueil et tenter, pourquoi pas, d’en trouver de nouvelles. Par cette action itinérante ce collectif citoyen veut démontrer que les gestes de solidarités sont à portée de tous. Justement, avant de partir, vous pouvez les aider à prendre la route, et même participer à cette aventure avec eux ! Voici comment …

Envie d’y participer ? Venez avec vos idées et votre énergie !

Comme tout projet collaboratif, celui ci se construit collectivement et a besoin de toutes les bonnes idées qui pourraient s’y greffer. Donc si vous êtes inspirés, n’hésitez pas à faire part de vos propositions ! Si vous voulez vous engager sur une partie du parcours pour rouler avec la petite équipe ou aider dans les organisateurs dès maintenant et au fil des kilomètres, votre temps et motivation peuvent devenir très précieux.

Quelques besoins précis où vous pouvez aider…

Avant toute chose: de bons vélos bien équipésle tour caravane terre d'ancrages

Alors si votre bicyclette a prévu de rester accrochée à son poteau pendant dix jours, sachez qu’elle pourrait faire vivre de belles aventures à un cycliste déterminé. Terre d’Ancrages s’engage à les rendre dans le même état. Pour preuve Alassane, demandeur d’asile Ivoirien et participant à la caravane passe ses journées à bichonner le 2 roues mis à sa disposition pour en faire un bon compagnon de route.
Tout ce qui pourra servir à l’entretien et la réparation sera aussi très très utile alors n’hésitez pas à sortir vos casques, rustines, pompes et tout ce qui peut permettre de tenir sur un parcours aussi long.

Des voitures et leurs conducteurs

Pour assurer les ravitaillements et transporter les équipements, plusieurs véhicules relais sont nécessaires et si vous êtes au volant c’est encore mieux. Même si vous n’êtes dispo que sur une partie du parcours,vous pouvez participer. Des relais sont prévus pour assurer la logistique du voyage. Donc toutes les énergies sont bienvenues!

De quoi manger et dormir

Toutes les escales se feront à la belle étoile alors si vous n’avez pas prévu la rando du siècle entre les 15 et 24 juin vos tentes, sacs de couchages, lampes frontales et tout le nécessaire de camping leur seront très utiles le temps du séjour.

Et bien sur à pédaler en moyenne 45 kilomètre par jour, il faudra nourrir les pelotons. Boissons et barres énergétiques et tout ce que vous trouverez dans la liste détaillée sera dégusté et apprécié soyez en sûrs!

Un financement participatif

Même une petite contribution peut faire avancer le projet. Il faudra environ 15 euros par personne et par jour soit 3600 euros pour les frais de fonctionnement plus tout le reste : essence, communication, équipements et pourquoi pas une caravane ?

Pour vous rendre sur la plateforme et la faire tourner c’est ici

Contribuez

 

Envie d’aider ou de participer ?

C’est très facile, il suffit d’écrire à Claire et son équipe !

Contactez Claire

N’hésitez pas à vivre et contribuer à cette belle aventure humaine !

Vous pouvez aussi suivre les aventures de la Caravane sur Facebook, et sur le site de l’association Terre d’Ancrages.

Détail des besoins matériels

 

  • prêts de vélos ! (du 15 au 29 juin environ, Terre d’Ancrage vous le rend en état, promis promis)
  • prêts/dons de duvets
  • prêts/dons de tapis de sol ou matelas
  • prêts/dons de tentes
  • prêts/dons de casques
  • prêts/dons de porte-bagages
  • t-shirt adaptés pour le sport (toutes tailles, homme et femme, unis si possible pour broder le logo de l’asso dessus
  • shorts de sport et joggings
  • baskets (toutes tailles, homme et femme, en bon état s’il vous plaît)
  • chaussettes neuves
  • gourdes
  • assiettes et couverts en plastique (recyclables, pas jetables!)
  • tupperwares
  • matériel de réparation
  • appareils photos jetables
  • sacs à dos
  • barres de céréales et autres en cas adaptés à la pratique sportive dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • salades en conserve dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • biscuits, quatre quart etc. dont la date de péremption est au-delà du 28 juin (pour les petits-déj et goûters)
La Caravane Terre d'Ancrages

Ca se passe à Lyon : rencontre avec Levent Acar, co-fondateur de I-boycott

Par | Ça se passe à Lyon, Citoyenneté et démocratie | Aucun commentaire

Vous aussi, vous êtes lassé de lire chaque semaine un nouveau scandale économique, écologique ou éthique à la une de la presse, et de vous sentir impuissant ? En tant que consommateur, vous avez pourtant une carte maîtresse en main : votre pouvoir d’achat ! C’est ce que vous rappelle I-BOYCOTT, par sa plateforme participative en ligne permettant à chacun de lancer ou de participer activement à une campagne de boycott !

I-BOYCOTT, kesaco ?

I-BOYCOTT est une association à but non lucratif dont le financement repose exclusivement sur les dons. Elle propose une plateforme en ligne présentant des campagnes de boycott actuelles, lancées par des acteurs de la société civile : chaque campagne permet non seulement de dénoncer les mauvaises pratiques de certaines marques en vue de les faire évoluer, mais elle s’accompagne aussi d’une lettre ouverte adressée à l’entreprise. C’est alors dans l’intérêt de celle-ci d’y répondre, de se montrer plus transparente dans ses pratiques et de présenter les améliorations en cours. Vous êtes alors libre de décider si cette réponse est satisfaisante ou si vous avez des raisons de maintenir la campagne de boycott.  

A l’origine du projet

Ce qui décide les frères Levent et Bulent Acar, deux jeunes lyonnais issus de Saint-Chamond, à lancer I-BOYCOTT, c’est d’abord une indignation de trop : l’invalidation par la Commission Européenne de la pétition contre le TAFTA, malgré son million de signatures* et la mobilisation de plus de 320 organisations de la société civile européenne.

Mais c’est aussi une figure historique qui les inspire : un documentaire sur Gandhi, théoricien de la résistance pacifiste et opposant à l’oppression britannique durant l’époque coloniale, leur rappelle combien le boycott est l’outil idéal pour tous ceux qui sont faibles économiquement mais qui n’en sont pas moins nombreux et décidés.

La démarche : un boycott bienveillant

« Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le type de monde que vous voulez. » Cette citation d’Anne Lappé* que l’on retrouve sur leur page d’accueil résume assez bien la philosophie d’I-BOYCOTT : favoriser une consommation citoyenne et responsable à travers le boycott et le buycott (si vous n’êtes pas encore familiarisé avec ces deux termes, les lignes qui suivent sont pour vous !).

Boycott : le consommateur décide de ne plus acheter les produits d’une marque pour montrer son opposition, tout ça dans une optique pacifique et bienveillante. Encore tabou en France, c’est pourtant une forme de contestation concrète, qui a déjà prouvé qu’elle avait un réel impact sur les entreprises : suite aux différentes contestations de la société civile, la célèbre marque Nike a dû progressivement modifier ses pratiques**.

Buycott : le consommateur décide d’acheter les produits de telle ou telle marque parce qu’il adhère à sa philosophie et/ou à ses pratiques. Parce qu’il vous faut quand même vivre et manger, le buycott vous permet d’identifier des alternatives aux produits boycottés et de soutenir ainsi les entreprises ou marques qui se comportent de façon éthiquement responsable.

En proposant une plateforme en ligne qui donne plus de poid et de visibilité aux boycotts, I-BOYCOTT responsabilise les entreprises en les incitant à répondre et à ajuster leur pratiques, met en valeur les initiatives exemplaires. Et pour chaque campagne menée, un onglet “Alternatives” est proposé et chacun est libre de l’alimenter.  

L’union fait le boycott

En rejoignant la dynamique collective d’un boycott, vous donnez plus de poids à votre démarche de consommateur. En choisissant de manifester votre adhésion ou votre rejet vis-à-vis de tel ou tel mode de consommation, vous vous donnez les moyens d’avoir un impact significatif sur la société et son environnement. Pour preuve, il semblerait que les difficultés de Nike en 1997 et 1998 soient dues en partie au boycott de 1996 : ce mouvement de contestation civile, né à la suite de la publication par le Time de la photo d’un jeune Pakistanais de 12 ans qui cousait des ballons de football pour le compte de la marque, il est certain que ce mouvement a fait mauvaise presse et a encouragé l’association California Citizen à lancer un procès contre la marque pour publicité mensongère en 2003. Procès qu’elle a d’ailleurs gagné.

De plus, les fondateurs de I-BOYCOTT sont convaincus qu’un “chiffre”, soit le nombre de boycottants, parle parfois beaucoup plus à l’actionnaire d’une entreprise que l’éthique. Dans ce cas, n’ayons pas peur d’être nombreux !

Et aujourd’hui, on en est où ?

La plate-forme i-boycott.org a été lancée en juin 2015 et compte déjà 42 000 inscrits ! Le projet a vu le jour grâce à une équipe d’une vingtaine de personnes, très engagées et réparties dans différentes villes, régions et pays (Lyon, Paris, Pyrénées Orientales, Barcelone, Belgique…). Ils ont pu compter sur un financement participatif sur kisskissbankbank, sans oublier notre soutien, à Anciela, avec les conseils de notre Pépinière d’initiatives citoyennes.

Les premiers boycotts (H&M et Petit Navire) ont été rapidement lancés et I-BOYCOTT a alors rencontré ses premiers succès puisque ces campagnes ont suscité respectivement la participation de 11000 et 15000 personnes, ainsi que des réponses de la part des entreprises qui furent aussitôt publiées sur la plate-forme.

La prochaine étape ?

En réalité il y en a 2. Tout d’abord le I-BOYCOTT-Tour, une campagne d’appel à dons afin de financer une douzaine d’antennes-relais en France, en Belgique et en Suisse : « Nous souhaitons également – et c’est pour ça que nous aurons besoin de vous ! – créer des antennes locales dont la vocation sera de mener des actions pour inciter les entreprises à nous répondre, comme le micro-trottoir que nous avons conduit lors de la campagne de boycott contre Starbucks. »****

L’association a aussi lancé l’Alliance social heroes qui vise à donner plus de visibilité aux campagnes de boycott. Parmi ces “social heroes”, considérés comme des acteurs influents sur les réseaux sociaux, on retrouve Mr Mondialisation, Osons Causer mais aussi des youtubeurs comme Kriss Minute Papillon ou Prof feuillage. Leur but est de partager chaque mois une des trois campagnes de boycott les plus populaires de la plate-forme et de la propulser manière synchronisée sur 3 jours auprès d’une communauté de près de 5 millions de personnes.

Besoin de forces vives !

Le projet I-boycott rencontre du succès mais aussi un grand élan de solidarité : « On a aussi reçu beaucoup de demandes (et de propositions !) pour traduire notre site en anglais et en espagnol, par exemple, pour pouvoir s’exporter dans différents pays ! A moyen terme, ce serait super ! Somme toute, nous avons plein de belles choses en perspective pour pérenniser l’activité d’I-boycott. » Cependant rien n’est acquis ni ne se fait sans vous. Rendez-vous sur I-BOYCOTT afin de découvrir les campagnes en cours (les boycott à l’encontre de Société générale, Coca Cola, H&M, Marineland…), en rejoindre une voire peut être même lancer la vôtre !

Et si vous avez envie d’aider Levent et Bulent, de participer à leur aventure, n’hésitez pas à leur écrire sur la page contact de leur site ou sur facebook. Surtout si vous êtes sur Lyon ! Sachez qu’ils sont toujours enthousiastes à l’idée de rencontrer une nouvelle tête. Et si vous n’êtes pas lyonnais, vous pouvez quand même les contacter, les rejoindre sur leur site et soutenir le I-BOYCOTT Tour.

Vous allez les buycotter 😉

– Par Chloé Chassignolle

 

* 1 101 539 personnes avaient signé cette pétition.

** Plus d’infos sur https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2005-4-page-115.htm

*** Anne Lappé est une auteure et conférencière spécialiste des questions de mondialisation, de changements sociaux et de politiques alimentaires.

**** Une vidéo youtube du micro-trottoir sur Starbucks est disponible ici !

S’engager avec… Singa à Lyon

Par | Action sociale, S'engager avec | Aucun commentaire

Pas facile de s’intégrer dans une société et s’y épanouir lorsque l’on n’a pas ou peu d’occasions de rencontre avec les locaux … Né de ce constat, le mouvement citoyen SINGA vise à créer ces moments de rencontre et de partage entre les personnes réfugiées et les français, afin de favoriser leur intégration dans la société française !

Créer du lien entre les personnes réfugiées et les français

Chaque année, des milliers de personnes sont obligées de fuir leurs familles, amis, maisons, et professions dans leurs pays d’origine pour demander l’asile dans d’autres pays. En France, la demande d’asile est une procédure longue (pouvant parfois durer plusieurs années !) durant laquelle la personne, dans l’attente, n’a pas le droit de travailler. Environ 10 000 personnes par an obtiennent le statut de réfugié et les permis de séjour et de travail qui l’accompagnent. A ce jour, près de 207 000 personnes réfugiées environ résident en France.

Au delà de l’obtention du statut, un grand nombre de barrières se dressent devant ces personnes: méconnaissance de la langue et des codes socioculturels, absence de réseau social et professionnel,difficultés à valoriser ses compétences etc.

Et, en plus de toutes les épreuves vécues pour arriver jusqu’ici, les personnes ont souvent le sentiment d’être rejetés par la société qui les a pourtant accueillis… !Nous pouvons tous (et simplement !) agir pour lutter contre l’indifférence voir le rejet qui touche les personnes réfugiées !

L’association SINGA a été créée avec l’objectif de changer ce regard porté sur l’asile, avec la conviction que les personnes refugiées, fortes de compétences et de talents, renforcent nos sociétés. SINGA est devenu un mouvement citoyen dans lequel les gens peuvent satisfaire leur envie d’agir et d’accueillir, et où les personnes réfugiées peuvent mieux comprendre la société d’accueil.

Rejoignez la Communauté SINGA !

Née d’un mouvement citoyen, la communauté SINGA crée des opportunités d’engagement et de collaboration entre les personnes réfugiées et la société d’accueil. Ensemble, les membres de SINGA construisent des ponts pour le vivre ensemble, l’enrichissement culturel et la création d’emplois, dans une démarche de sensibilisation pour déconstruire les préjugés sur l’asile.

SINGA se donne trois missions principales pour favoriser l’intégration des personnes :

  1. INFORMER : L’objectif principal, à travers les actions, est de sensibiliser la société civile à la question du lien entre les personnes réfugiées et la société d’accueil. SINGA a posé les bases d’une nouvelle manière d’aborder l’asile, plus humaine, plus créative, plus collaborative, pour un plus grand impact.
  2. CONNECTER : En allant plus loin que le simple dialogue, l’objectif de SINGA est de réunir des personnes réfugiées et les citoyens, autour de ce qu’ils aiment et souhaitent partager, que ce soient leurs passions, leurs centres d’intérêts, leurs métiers,…
  3. INNOVER : Singa ne cesse d’identifier de nouvelles opportunités, d’innover pour améliorer l’accueil des personnes réfugiées et de mobiliser la société civile pour les expérimenter.

L’association accompagne les personnes réfugiées dans leur inclusion socio-économique via notamment l’utilisation d’outils numériques, le développement de projets innovants afin de trouver des solutions permettant de mieux répondre aux problématiques rencontrées par les personnes réfugiées.

SINGA Lyon regroupe à ce jour plus de 700 membres dans sa communauté. A travers les pôles Passions, Projets et CALM, SINGA propose des ateliers d’échanges culturels, d’accompagnement pour les entrepreneurs et de mise en relation pour un accueil temporaire des personnes réfugiées.

SINGA c’est avant tout une communauté d’êtres humains souhaitant mieux se connaître et mieux se comprendre. Les différents programmes visent à organiser et à créer la rencontre : devenir buddy, participer à des ateliers sportifs et culturels, accueillir des personnes réfugiées chez soi etc. Il y a plein de façon de s’investir dans la communauté SINGA !

L’association est présente dans 4 villes en France mais aussi à l’international: en Allemagne, en Belgique, au Québec et en Australie. Il est possible de rejoindre une antenne locale à Lyon, Montpellier, Lille et Paris, pour vous aussi, contribuer au vivre ensemble.

S’engager avec SINGA !

 

Devenez Buddy !

Être « Buddy » SINGA, c’est rencontrer une personne réfugiée sur la base d‘intérêts, de passions, d’une profession commune…. ou seulement pour partager un moment sympa ! Vous pouvez aussi devenir Buddy pour du coaching professionnel ou du coaching linguistique: accompagnement des personnes réfugiées dans l’apprentissage de la langue ou de la recherche d’emploi, dans la création d’entreprises, d’associations, de projets artistiques et culturels etc.

Participez à des ateliers sportifs ou culturels

Besoin de vous relaxer, de vous défouler, d’échanger, tout en faisant de belles rencontres ? Vous pouvez aussi simplement venir participer à un atelier gratuit animé par un membre expert de la communauté! Ateliers de discussion en français, atelier Relaxation, Capoeira, Natation, Footing, Football, Randonnée, Balades urbaines, etc., autant d’ateliers que de passions partagées, chaque semaine, à Lyon !

Et bien sûr, vous pouvez vous aussi initier votre propre atelier !

Témoignage de Jean-Paul, bénévole actif à SINGA

Qu’est ce qui t’a donné envie de rejoindre SINGA ?

Installé depuis peu de temps à Lyon, j’ai premièrement rejoins le groupe Relai Personnes Déracinées d’Amnesty International. J’ai eu par ce biais connaissance de SINGA et de leurs actions. Je suis allé les rencontrer et ça m’a beaucoup plu ! Ce qui me plait particulièrement c’est la richesse et la singularité de chaque rencontre permise par les évènements SINGA. Et la liberté d’initiative !

Qu’est ce que c’est être bénévole à SINGA ?

D’abord j’y suis allé pour participer simplement aux SINGA Blabla – des ateliers de discussion et d’échanges culturels, linguistiques, mais aussi de bons tuyaux ! Puis, j’ai rapidement monté un atelier de jeu de rôle avec une autre bénévole. Aujourd’hui, je coordonne les SINGA Blabla !

En tant que bénévole, je me donne pour mission de favoriser au maximum la mise en lien entre les personnes, les initiatives les projets divers. Et absolument, faire circuler les informations à tous !

Comment te vois-tu évoluer à SINGA ?

SINGA Blabla, atelier sur lequel je travaille presque exclusivement, se développe tout seul : d’un atelier nous sommes passé à trois voir quatre par semaine ! J’aimerais simplement pouvoir connaître toutes les initiatives qui émergent ou ne demandent qu’à émerger à SINGA pour pouvoir orienter au mieux les personnes !

Pour se lancer

Vous avez envie de rejoindre la communauté SINGA ?

Rien de plus simple ! Venez les rencontrer lors de leurs réunions d’informations ou directement lors d’un atelier SINGA, le programme est publié chaque début de semaine sur le mur du groupe Facebook public SINGA LYON.

Des réunions bénévoles sont organisées régulièrement afin d’échanger, de partager leurs expériences, manières de faire et difficultés.

Site internet : https://singa.fr

Contactez Fanny, la coordinatrice : contactlyon[a]singa.fr   –   07 68 73 54 80

 

Vous pouvez également retrouver sur ce site les annonces d’associations comme Singa et d’autres qui ont actuellement besoin d’un coup de main pour plus de solidarité et d’entraide !

Retrouvez les petites annonces sur la solidarité !

 

–  Par Noémie Grozel

 

 

Retrouvez tous nos articles

S’engager avec … L’Atelier Soudé

Par | Déchets, Economie et solidarité, Libre, S'engager avec | Aucun commentaire

L'atelier soudé

 

Un pincement au cœur lorsque l’on jette un téléphone ou un ordinateur pour un composant défaillant ? Face à la pile d’objets électroniques partis trop tôt, l’Atelier Soudé propose de lutter contre l’obsolescence, programmée ou non, en donnant aux utilisateurs les moyens de réparer eux-mêmes.

Le défi : lutter contre l’obsolescence de nos objets électroniques

Tous les ans, 40 millions d’objets électroniques sont jetés en France, avec tous les matériaux rares et/ou polluants qui les composent. Rallonger la vie de nos objets électroniques répond donc d’abord à un défi écologique ! Pour l’équipe de l’Atelier Soudé c’est aussi une manière de reprendre le contrôle sur ces objets que nous ne comprenons pas et qui accompagnent pourtant notre quotidien.

Pour affirmer le droit de chacun à réparer, l’Atelier accueille et accompagne les possesseurs d’objets électroniques et électriques (téléphones et PC portables, petit électroménager, matériel audio/vidéo…) dans la réparation de leurs appareils et facilite la transition vers une économie zéro-déchets, plus citoyenne, plus écologique et moins dépendante des circuits classiques de production.

Ainsi, plusieurs fois par semaine ils proposent des ateliers de co-réparation à la M[Y]NE : mise à disposition d’outils, accompagnement au diagnostic et à la réparation, vente de pièces à prix libre si  besoin, et bien sûr entraide et convivialité ! Novice ou bidouilleur aguerri, chacun y trouve son compte.

Un lieu partagé : la MYNE

Situé au 1 rue du Luizet à Villeurbanne, la Manufacture des Idées et des Nouvelles Expérimentations  (avec le Y symbole du « fork » et de la réappropriation) est un Tiers-Lieu « Open Source » qui héberge, en plus de l’Atelier Soudé, les activités de la Paillasse Saône, un laboratoire citoyen.

Toute personne désireuse de mener un projet avec une visée écologique et citoyenne pourra y trouver un cadre de développement et d’accompagnement : un « serious-space » pour travailler au calme au contact d’autres porteurs de projet,  un « zen space » de convivialité et un « not so serious space » avec cuisine, un jardin partagé, un labo permettant des expériences biologiques et chimiques, et bien sûr un atelier, partagé entre les besoins des autres projets et les permanences de l’Atelier Soudé.

L’engagement : rejoindre l’équipe des soudés

L’atelier est en pleine effervescence depuis son lancement officiel en Janvier 2016, et chacun peut apporter sa pierre à l’édifice selon ses compétences et le temps qu’il a à consacrer. Les bidouilleurs et réparateurs sont bien entendu les bienvenus afin d’accompagner les adhérents dans leur formation à la réparation.

L’Atelier cherche aussi des bénévoles prêts à organiser des évènements, des sociologues en herbe pour mieux connaître les participants et avoir un retour sur les activités menées, ainsi que la participation à différents projets utiles : outils d’échange de compétence, plateforme de gestion d’atelier, dispositif d’atelier mobile pour organiser des ateliers partout dans la ville, nouveaux formats d’ateliers éducatifs (public jeune), et toute autre bonne idée que vous pourriez apporter !

Lancez-vous !

L’Atelier Soudé ouvre ses portes tous les lundis de 16h30 à  19h30 et les mercredis de 18h à 21h, et il est possible de bénéficier de tous les services de l’association une fois la cotisation réglée. D’autres ateliers sont également organisés lors événements extérieurs.

Pour un engagement bénévole, n’hésitez pas à vous présenter directement à la MYNE au 1 rue de Luizet à Villeurbanne (un mercredi après-midi par exemple), ou à contacter l’équipe par mail ou directement sur Facebook en indiquant vos envies, compétences et disponibilités.

Envie de donner du temps dès maintenant ? Découvrez les besoins actuels des associations, dont l’Atelier Soudé, sur les thèmes qui peuvent vous intéresser :

Donner du temps pour développer le libre et le faire soi-même
Donner du temps pour réduire nos déchets

Third of Seven, de l’amour des animaux à la cuisine végétale

Par | Agriculture et alimentation, Ça se passe à Lyon, Protection animale | Aucun commentaire

third of sevenLors de l’organisation d’une réception, crémaillère ou autre, une question revient toujours : comment changer du traditionnel saucisson/chips ? Pourquoi ne pas proposer à vos convives un buffet 100% végétal en faisant appel à la brigade gourmande de Third of Seven ? D’autant qu’une partie des fonds récoltés servira ensuite à soigner des animaux qui en ont besoin. Une offre deux en un !

L’histoire de Third of Seven commence lorsque Mouche, la petite chienne de Vic et Jérôme, développe une maladie grave. Les traitements étant lourds et coûteux, s’est posée la question « Comment récolter des fonds pour les animaux dont la santé nécessite de lourds traitements ? » et surtout « Comment faire plus que juste récolter des fonds ? ». Vic et Jérôme ont alors eu l’idée d’en profiter pour porter la question d’une réflexion sur une alimentation plus saine et un mode de vie plus éthique.

C’est ainsi que sont nés Deathproof, la branche chargée de gérer les fonds récoltés afin de prendre en charge les soins des « protégés » sur pattes et Third of Seven, l’antre de la Gourmandise qui distille leurs recettes 100% végétales sous forme de brunchs du dimanche, d’ateliers de cuisine, de buffets pour diverses réceptions, de pièces montées, de repas de mariage…

Développer l’alimentation végétale pour tous

L’équipe de Third of Seven veut également informer sur l’importance d’une alimentation équilibrée et éthique. L’association organise pour cela des conférences sur l’alimentation végétale où sont développées, sans tabous, les questions que l’on peut être amené à se poser lorsque l’on aborde une réflexion sur une nouvelle alimentation. Le but est de dénouer les « a priori » qui se révèlent souvent faux (les carences en protéines, par exemple) mais aussi de bien identifier les points de vigilance à avoir quand on passe à une alimentation végétarienne ou végétalienne.

Parce qu’il est important pour Third of Seven que la réflexion relative à une alimentation saine et équilibrée soit partagée avec le plus grand nombre, l’association a la volonté de donner aux plus démunis des conseils et astuces permettant d’avoir une alimentation introduisant fruits et légumes frais, compatible avec les budgets serrés. Des événements sont ainsi organisés en partenariat avec Epicentre, une épicerie sociale et solidaire située dans le 8e arrondissement de Lyon.

Au travers ces démarches complémentaires, Third of Seven désacralise l’alimentation végétale et se veut une association ouverte à tous, sans préjugé. L’équipe fourmille de nouvelles idées et souhaite même à l’avenir créer un restaurant associatif qui proposera, un soir par semaine, une carte 100% Végétale.

… et soigner nos amies les bêtes !

Quant à Deathproof, la branche en charge de nos amis à quatre pattes, grâce aux fonds récoltés par Third of Seven, elle peut prendre en charge une partie des traitements à subir par nos animaux de compagnie. Le transfert est fait directement avec les cliniques vétérinaires afin de s’assurer de la bonne utilisation des fonds. C’est ainsi qu’ont déjà pu bénéficier de l’aide de Mouche et son équipe, chiens, chats, furets, et même un Wallaby !

Alors, comment aider Third of Seven ?

D’abord en faisant appel à leurs services pour l’organisation de réception, ou encore en participant aux ateliers cuisine, brunchs et conférences !

Ensuite, si cela vous tente d’agir directement, en rejoignant cette équipe qui justement a besoin de monde ! Marmitons, vidéastes, couteaux suisses, toute personne qui aime bien manger, manger sain et surtout passer de bons moments est la bienvenue.

Comment faire ? Rien de plus facile, un message ou un coup de fil et Vic et Jérôme se feront un plaisir de vous recevoir et tout vous expliquer. Un petit conseil : essayez d’obtenir un rendez-vous à l’heure du goûter !

S’engager avec … Zéro Déchet Lyon

Par | Déchets, S'engager avec | Aucun commentaire

Au départ, un constat simple : notre société produit trop de déchets ! Si recycler ses déchets est un geste très positif, le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas ! Ainsi pour aller plus loin, c’est le zéro déchet, zéro gaspillage. Et face à ce défi, vient de naître à Lyon une toute jeune association : Zéro Déchet Lyon, membre du réseau national Zero Waste France !

NE PLUS PRODUIRE DE DÉCHETS

Si vous aussi vous vous êtes retrouvé devant votre poubelle, frappé par la quantité de déchets qu’on produit chaque jour… Si vous aussi vous avez envie que cela bouge, qu’on produise moins de déchets, qu’on les recycle d’avantage et qu’il y ait une sensibilisation auprès des décideurs et des entreprises pour moins d’emballage et moins de gaspillage, Zéro Déchet est fait pour vous !

Un français produit, en moyenne, 354 kg de déchets par an. Mais si on prend en compte les déchets intermédiaires (avant que le produit arrive dans le magasin) et les déchets industriels, on atteint les 13,8 tonnes de déchet par an par habitant !
Sur la métropole de Lyon, chaque jour, c’est 1 100 tonnes d’ordures ménagères qui sont ramassés par les camions de collecte – et qui sont destinés à la combustion !

AGIR AVEC… ZÉRO DÉCHET

L’engagement auprès de Zéro déchet peut prendre différente formes : apprendre aux personnes à fabriquer elles-mêmes leurs produits ménagers, cosmétiques ou encore à coudre, sensibiliser les commerçant au « zéro déchet » ou mettre en lien des entrepreneurs dans leur démarche de « zéro déchet, zéro gaspillage » !

S’ENGAGER AUTOUR DU « JE LE FAIS MOI-MÊME »

Sensibiliser les gens et leur expliquer comment produire leur propre lessive, c’est possible ! En animant des ateliers « faire soi-même » (couture, produits ménagers maison, etc.) ou en aidant à leur organisation (recherche d’un lieu, d’un animateur, d’une idée de projet, etc.), vous participez à la sensibilisation du plus grand nombre dans la réduction des déchets !

Zéro Déchet Lyon anime aussi des stands avec une « Autopsie de poubelle » en collaboration avec Mouvement de Palier, une autre association qui agit sur les déchets !

S’ENGAGER AUTOUR DE « MON COMMERÇANT M’EMBALLE DURABLEMENT »

Mobiliser les commerçants autour du zéro déchet, c’est une action porteuse de sens et qui peut toucher tous les clients de la boutique ! La mission est simple, mais décisive : informer, encourager et accompagner le commerçant dans sa réduction des déchets que ce soit auprès de ses fournisseurs ou lors de la vente à ses clients !

Naturellement, Zéro Déchets Lyon accompagne les ambassadeurs à accompagner leurs commerçants avec un kit, des conseils, des temps d’échange entre ambassadeurs… Vous ne serez pas seul-e dans cette aventure !

S’ENGAGER AVEC LES ENTREPRENEURS « ZÉRO DÉCHET »

Un réseau d’entrepreneurs « zéro déchet » s’est crée à Lyon, pour aider ces entrepreneurs à développer leurs projets, les mettre en relation avec les bonnes personnes, et voir leurs projets aboutir. Au sein de ce réseau, le rôle de Zéro Déchet est important !

Vous avez envie d’aider des porteurs de projet, de mettre votre réseau et vos compétences à disposition ? Ou vous avez-vous-même un projet dans la tête ? Le réseau des entrepreneurs Zéro Déchet est fait pour vous !

Témoignage de Christelle, engagée à Zéro Déchet

Comment est-ce que tu as connu Zéro Déchet ? Pourquoi les avoir rejoint ? J’ai toujours été très intéressée par la lutte contre les déchets. C’est sur les réseaux sociaux que j’ai connu Zéro Déchet. Lorsqu’ils ont posté une annonce de recherche de bénévoles, je n’ai pas hésité, je leur ai écrit, et me voilà !

Quel est ton rôle dans l’association ? Je m’occupe de tout ce qui est communication : publication d’articles sur le site, newsletter… On a aussi récemment envoyé une lettre à la mairie de Villeurbanne pour leur faire part de nos remarques suite au Clean Up Day.

Comment vois-tu la suite ? Des prochaines actions ? Il y a le salon Primevère en février qui est un événement important, mais il y a aussi la période de Noël où on veut faire des ateliers « cadeaux responsables » où chacun fabrique son cadeau – et l’emballage est en tissu !

A moi de jouer !

Comme Zéro Déchet Lyon vient de naître, les actions sont en pleine croissance ! L’association organise des réunions tous les troisièmes jeudi du mois à 18h30 dans un lieu qui reste à définir. Pendant un mois, vous pouvez faire le tour des différentes actions que proposent Zéro Déchet afin de trouver celle qui vous convient le mieux, et dans laquelle vous avez envie de vous engager. Si vous savez déjà alors lancez-vous, c’est parti !

Pour en savoir plus, il suffit d’écrire à contact@zerodechetlyon.org ou sur Facebook !

14352515_10208470244686139_7896955093752514937_o

Mobilisation citoyenne contre l’A45

Par Alternatiba Rhône et Action Non Violente - COP21 Rhône | Agriculture et alimentation, Campagnes | Aucun commentaire

L’A45 est un projet d’autoroute devant relier les abords de Lyon à Saint Etienne, sur un tracé parallèle à l’autoroute existante entre les deux villes. Alternatiba Rhône au sein de la Coordination des Opposants dénonce ce projet, qui menace notre climat et met en péril de nombreuses terres agricoles. Ce projet vous interpelle ? Agissez à leurs côtés pour dire non à l’A45 !

Contexte

L’A45 est présentée par ses promoteurs comme un remède à la saturation de l’autoroute existante A47, qui est également jugée dangereuse. Elle permettrait de désenclaver la ville de Saint Etienne. Déjà évoquée dans les années 90, l’idée d’une seconde autoroute sur cet axe est réapparue notamment à travers une promesse de campagne de Laurent Wauquiez, actuel président du Conseil Régional.  Soutenu par l’Etat,  Saint Etienne Métropole, et le Conseil Régional, la convention financière du projet est arrêtée fin Juin 2016.

Dès le printemps, une opposition citoyenne s’organise, ainsi que l’opposition de nombreuses communes concernées : cette seconde autoroute détruirait 500 hectares de terres agricoles cultivées, et contreviendrait fortement à la lutte contre le changement climatique. Paradoxalement, le retour du projet d’A45 intervient alors que le gouvernement français c’est engagé à prendre les mesures nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°c, à la suite de la COP21. Or construire cette seconde autoroute aurait pour effet de contribuer à augmenter les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Selon l’enquête préalable réalisée en 2004, la réalisation de cette seconde autoroute aurait pour effet d’augmenter les kilomètres parcourus sur ce trajet de 136 % et la quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère de 85 % d’ici à 2035, par rapport à la situation de 2004.

Jalons

  • Manifestation à Saint Etienne le 18 Juin 2016
  • Fête des opposants à Mornant du 18 Septembre 2016 : double « tracto-vélo » (34 tracteurs et 160 cyclistes) pour une convergence sur la Ferme du Mornantais, qui serait coupée en deux par l’autoroute A45 ; au total, 2 000 personnes réunies sur cette grande journée de mobilisation pour dire non à l’A45. Les retombées média ont été très bonnes en local et en national.
  • Soirée de mobilisation du 20 Octobre 2016 –  suite de la fête des opposants.

Pour aller plus loin …

Comment agir ?

Il y a différentes manières de se mobiliser contre l’A45. En voici certaines, d’autres viendront bientôt !

  • Rendez-vous au prochain événement : Jeudi 17 novembre à 20h, Ciné-débat ‘L’Intérêt général et moi‘, à l’Alternatibar, 126 montée de la Grande Côte, Lyon.
  • Faîtes connaitre ce projet et votre opinion autour de vous, à vos amis, sur les réseaux sociaux.
  • Sur Tweeter : suivre et retweeter les infos du compte dédié, @nopasarA45
  • Rejoignez la communauté des opposants sur Facebook

Contact

Cette campagne vous motive ? Vous voulez la soutenir, ou avez des questions ? 

Contactez Alternatiba

S’engager avec… Mouvement de Palier !

Par | Déchets, S'engager avec | Aucun commentaire

Qui ne s’est jamais retrouvé perdu devant la poubelle de tri à se demander si ceci ou cela y allait ? C’est de ce constat qu’à Lyon, en 2015, est né Mouvement de Palier. Leur méthode : avoir des ambassadeurs dans tous les immeubles, les quartiers et même les entreprises et les écoles !

Le défi : réduire les déchets ménagers et mieux les trier !

La réduction et le tri des déchets ménagers représentent un des grands défis pour atténuer notre empreinte sur la planète. Leur incinération ou leur mise en décharge est responsable d’importantes pollutions et nuisances locales, d’une augmentation des émissions gaz à effet de serre, et d’un gaspillage important des ressources naturelles.

Ce n’est, par exemple, que 32% de notre aluminium qui est recyclé dans nos déchets ménagers alors que celui-ci se recycle indéfiniment et que son recyclage réduit de 20 fois la consommation d’énergie à la fabrication par rapport à la production à partir de la matière brute.

Et sur Lyon ? Sur la Métropole de Lyon, en 2014, 58% des déchets ménagers étaient encore incinérés et 6% stockés dans des décharges contre 28% qui étaient effectivement recyclés soit environ 44 138 tonnes. Si ce chiffre est en constante progression, on peut encore bien mieux faire !

L’engagement : devenir Ambassadeurs « Mouvement de palier »

Pour agir en faveur de la réduction et du tri des déchets ménagers, une solution existe : devenir ambassadeurs « Mouvement de palier » dans votre immeuble !

La mission est simple mais décisive : encourager, aider, accompagner ses voisins au tri et à la réduction des déchets.
Pour réussir cette mission, la petite équipe de Mouvement de Palier propose une formation d’une heure, une affiche personnalisable, des petits outils pratiques et des conseils pour aller vers ses voisins !

Et depuis peu, pour aller plus loin, Mouvement de Palier commence à agir dans les écoles, les entreprises… partout où les ambassadeurs souhaitent porter le message !
affice_mdp

Se lancer !

L’association Mouvement de Palier organise des formations pour devenir ambassadeurs le premier mercredi de chaque mois dans les locaux d’Anciela. C’est la première étape ! Vous aurez une heure de formation, un temps d’échange sur comment aller vers ses voisins, collègues, amis… et une affiche à personnaliser et à mettre dans votre immeuble !

Ensuite, Mouvement de Palier organise chaque mois un apéro pour discuter des actions menées par les un et les autres, partager ses questions et ses astuces, et rencontrer des initiatives alternatives à connaitre sur les déchets.

Envie d’en savoir plus, écrivez à Pauline et Basile : contact@mouvementdepalier.fr

11393342_466261320205913_7489466478247915403_o-1024x1024