image du magazine agir à Lyon et du Guide Agir à Lyon
Et si les fêtes étaient l’occasion de partager autour de nous notre engagement pour une société écologique et solidaire ? Pour vos cadeaux, pensez au Guide et au magazine Agir à Lyon et ses alentours pour donner envie à vos proches de passer à l’action !

Article du numéro 40 du magazine Agir à Lyon « Faites vos fêtes », écrit par Charlotte Favarel

Course effrénée aux cadeaux, préparatifs pour un repas abondant qui laisse souvent trop peu de place au végétal, les fêtes de fin d’année sont souvent synonyme d’excès en tout genre… Las de ce constat, Sophie, Maëlle et Guillaume nous racontent comment il et elles ont révolutionné leurs fêtes de fin d’année en famille.

Maëlle et sa famille misent sur des repas végétaux pour les fêtes, elle nous décrit les causes de cette résolution et leur confection.

Quand ma grande sœur est devenue vegan, le reste de la famille était déjà végétarien ou limitait sa consommation de viande. On a tous pris le tournant de ces régimes pour des raisons écologiques, de bien-être animal et de santé, mais là, on s’est tous dit : « Alors maintenant, il va falloir qu’on adapte les dîners de fêtes ». Dans ma famille, c’est nous, les « enfants », qui cuisinons pour le repas des fêtes car nos parents travaillent tard, même à cette période. Le plus compliqué, c’était surtout d’imaginer des recettes et de changer certaines habitudesÇa fait maintenant deux ou trois ans qu’on fait des repas vegan pour les fêtes.

Lecture ambiance sombre de noel

Photo de Hannah Charpin

On les passe en petit comité, et je pense que c’est aussi plus simple que s’il y avait les oncles et tantes à convaincre. La première fois, mon père, qui était peut-être le plus sceptique, s’est laissé surprendre. Mais tout ne va pas de soi, il faut trouver des recettes qui sortent des traditionnels foie gras, saumon, et autres mets festifs. Ensuite, il faut trouver tous les ingrédients, qui sont souvent assez spécifiques et la tâche peut s’avérer compliquée si on n’a pas de magasin bio à proximité. Et enfin, il ne faut pas louper la recette !

Je pense qu'il ne faut pas imposer à des personnes qui ne savent pas et ne souhaitent pas cuisiner vegan de le faire. Il vaut mieux les surprendre pour qu’elles se rendent compte malgré elles que finalement, c'est bon et pas si compliqué.

Maëlle

Côté organisation, on essaie de prévoir un maximum, de se répartir les tâches. On est trois sœurs donc l’une fait l’entrée, l’autre le plat de résistance et la dernière s’occupe du dessert. L’année dernière j’ai cuisiné un seitan en croûte farci. C’était la première fois que j’en faisais un… et je dois avouer je n’en referais pas tous les jours ! C’était un sacré travail mais le résultat était là et on s’est tous régalés. 

Chaque année, avec le reste de la famille, on se partage des photos de nos repas de fête et franchement, le nôtre fait plus rêver ! Certains membres de la famille nous ont même avoué qu’ils aimeraient bien venir à nos dînersNéanmoins, je pense qu’il ne faut pas imposer à des personnes qui ne savent pas et ne souhaitent pas cuisiner vegan de le faire. Il vaut mieux les surprendre pour qu’elles se rendent compte malgré elles que finalement, c’est bon et pas si compliqué (sauf le seitan [rires]).

ambiance Noël

Photo de Hannah Charpin

Guillaume et sa famille font des cadeaux anonymes qu’ils distribuent au hasard le jour J, il nous explique ces échanges et leurs bienfaits !

On commençait à être une famille assez nombreuse, presque une cinquantaine, avec des niveaux de revenus très variés, et c’était compliqué pour certaines personnes d’assumer autant de cadeaux à offrir. Alors, mes tantes ont suggéré que tout le monde fasse un cadeau à moins de 10 euros, sans savoir à qui on va l’offrir, et qu’il y ait une distribution faite par une personne au hasard. Ça évitait beaucoup de pression au sujet des goûts de chacun et ça a déchargé tout le monde d’un vrai poids. Ce qui nous intéresse au final, c’est vraiment de nous retrouver ensemble. À côté de ça, chacun est libre de faire des cadeaux, comme les parrains ou marraines qui souhaitent souvent en faire un à leur filleul, et on garde aussi les cadeaux nominatifs pour les enfants.

Le partage des cadeaux est un moment commun où on rigole ensemble. On a retrouvé plus de convivialité !

Guillaume

Ça va être la quatrième année que c’est en place chez nous et tout le monde en est content, c’est vraiment une charge mentale en moins. Quand on arrive sur place, on met tous les cadeaux dans un grand sac confié à la Mère ou au Père Noël. La distribution de cadeaux, ça ajoute un esprit de Noël et de partage pour les enfants. Et quand il y a de nouveaux arrivants dans la famille avec les copains et copines, c’est eux qui se déguisent pour marquer leur entrée.

Avant, chacun et chacune passait dix minutes à ouvrir ses cadeaux dans son coin, alors que là, le partage des cadeaux est un moment commun où on rigole ensemble. On a retrouvé plus de convivialité !

Pour le mettre en place, ça a été assez facile, même s’il faut quand même faire le point pour savoir si tout le monde est d’accord pour passer d’un Noël matérialiste à un Noël symbolique. Et même s’il n’y a que quelques personnes qui sont partantes, on peut toujours commencer avec elles et potentiellement, d’autres finiront petit à petit par s’y intéresser pour finalement embarquer toute la famille !

Sophie et sa famille ont opté pour un cadeau unique que chacun fabrique, elle nous raconte leur choix.

De prime abord, c’est très chouette un sapin chargé de cadeaux mais la réalité, derrière, c’est souvent du stress et des achats de dernière minute, avec des cadeaux peu personnels. Dans notre famille, comme on est une vingtaine, on a tous, je pense, un budget limité pour les fêtes. On a donc choisi de mettre en place un système de « Père Noël unique » où on pioche le nom de quelqu’un et on se concentre sur cette personne pour offrir (et recevoir) un seul cadeau. Et pour sortir au maximum de la logique d’achat,  on fait nos cadeaux nous-mêmes ! 

Je trouve que prendre le temps d’ouvrir chacun son tour valorise la personne qui s’est impliquée pour faire le cadeau, et ça redonne de la valeur à l’acte d’offrir.

Sophie

Ça va bientôt faire 15 ans qu’on a mis ça en place, c’était un choix commun et on en est contents, même si on a connu quelques obstacles ! Certains d’entre nous étaient déjà artistes de métier mais pour les autres, c’était très difficile d’imaginer quoi faire et comment. On a donc proposé un thème unique, ça peut être assez aidant. Je me suis aussi rendu compte que faire la main prend plus de temps que d’aller acheter en magasin, il faut donc anticiperOn essaie de faire la pioche le plus tôt possible. Même si beaucoup d’entre nous pratiquent à merveille la procrastination, le résultat est toujours amusant.

Le jour J, au moment de l’ouverture des cadeaux, on s’assoit tous autour du sapin, tout excités de savoir qui a fait quoi. Une première personne va prendre son cadeau et l’offre à la personne qu’il ou elle a piochée, puis tout le monde assiste à l’ouverture du cadeau dans des éclats de « oooh c’est génial ! » et d’applaudissements. Il y a parfois des anecdotes rigolotes sur la conception du cadeau, et toujours une belle embrassade de remerciements. Je trouve que prendre le temps d’ouvrir chacun son tour valorise la personne qui s’est impliquée pour faire le cadeau, et ça redonne de la valeur à l’acte d’offrir.

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