Category

Ça se passe à Lyon

Frich’market, la seconde chance des matières de première main

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Aucun commentaire

Au départ, une idée qui arrange tout le monde : débarrasser les entreprises de leurs surplus de matériaux voués à la déchetterie et en faire profiter le plus grand nombre. Le Frich’market est un éco comptoir ouvert au public une fois par semaine. On y trouve des tissus, du fil, des plaques de bois, du silicone et bien d’autres matières très variées à des prix imbattables.

Quand les gens arrivent, je leur dis souvent : “tu trouveras jamais ce que tu cherches, mais tu trouveras tout ce dont tu as besoin. A condition de faire appel à ta curiosité créative », s’amuse Léa Loctin, coordinatrice du Frich’market. 

Un constat que partage Théophile, designer. “Avec les petites quantités que je trouve ici, je peux faire des essais. Là j’ai une dizaine de matières différentes, dont certaines que je n’aurais jamais trouvées ailleurs, à moins de les acheter en gros. Je vais travailler sur un prototype de meuble et j’ai trouvé de quoi faire des tests sur des luminaires.” Créateurs, artistes, étudiants, assistantes maternelles, retraités, … le lieu niché au premier étage de la Friche Lamartine attire un public très large. Quant aux donateurs, ce sont principalement de grosses industries.

Infos pratiques

Frich’Market – Friche Lamartine, 28-30 rue Lamartine, 69003 Lyon
Tel : 07.71.75.67.85

Les horaires et jours d’ouverture changent tous les mois et sont à consulter sur le site

“Ça permet à des groupes d’artistes ou d’amateurs d’avoir accès à des produits de qualité”

Quand on pousse la porte du Frich’market, le regard balaie immédiatement la pièce du sol au plafond. Les yeux accrochent les matières, les mains se dirigent machinalement vers les tiroirs, les boites ou encore les bocaux pleins de boutons. Couleurs et textures se présentent comme autant de possibilités de créer. Dès qu’on s’arrête sur un prix, on saisit l’écart avec une boutique classique: 50 centimes d’euros le mètre de tissus en moyenne. De belles matières en bon état mais qui ne présentaient plus d’utilité pour les industriels.  La démarche est non seulement de valoriser des matériaux destinés à la poubelle mais aussi de les mettre à disposition d’un public intéressé. Il suffit d’adhérer à l’association et pour 5 euros par an, vous pouvez venir à chaque ouverture pour faire vos achats.

“J’ai un défi ”annonce Julia, une cliente régulière. Une chaussure de Cendrillon qui ne casse pas quand on la balance. » Voici le genre de questions qu’on peut se poser ici. La jeune femme crée des costumes pour les chorégraphies de son club de danse. Avec les tissus et toute la matière qu’elle a acheté au Frich’market, elle en a déjà réalisé près de 150.

“Ça permet à des groupes d’artistes ou d’amateurs d’avoir accès à des produits de qualité” – car avec son budget elle n’aurait pas pu se fournir ailleurs. “J’ai 150 euros pour 40 costumes…Ici je m’en sors mais dans un magasin de tissu j’en aurais eu pour 400 euros.”   

frich'market

« Souvent les entreprises appellent d’elles mêmes … il y a une conscience citoyenne des témoins du gâchis »

“Les budgets dans l’animation et la vie associative sont de plus en plus serrés, explique Léa Loctin. Les citoyens et artistes souhaitent de plus en plus intégrer une conscience et une cohérence dans leur processus de création et participer aux alternatives éco-responsables. Du coup on attire de nouveaux publics et ça leur permet de découvrir d’autres choses. Mais il s’agit de dons ponctuels, il n’y a pas de partenaire permanent car nous n’avons pas l’infrastructure pour débarrasser tous les déchets d’une entreprise.”

“Parfois les professionnels ont du mal à prendre le temps et changer des habitudes bien enracinées, mais il faut faire de la pédagogie et inventer un modèle économique efficace de valorisation des déchets” ajoute Léa. “Pour le moment ça fonctionne au bouche à oreille et souvent les entreprises appellent d’elles mêmes. Plus précisément les ouvriers ou les techniciens, décrochent leur téléphone car ils en ont marre du gaspillage, et des logiques de surproduction. Il y a une conscience citoyenne des témoins directs du gâchis. “Autre problème pour les entreprises: les matériaux sont de plus en plus composites (mélangés) pour répondre à des exigences techniques, ils deviennent impossibles à recycler et faute de récupération ils sont voués à la destruction”.

frich'market

Il y a donc de quoi faire, même plus que le Frich’market ne peut écouler avec ses 12 bénévoles pour assurer l’ouverture hebdomadaire, et ses 90m². 5 mètres cubes entrés en une matinée ce sont 5 mètres cubes sortis en six mois.

Pourtant ce n’est pas la demande qui manque : quasiment toutes les permanences sont très fréquentées. Ce jour là, à l’heure de fermeture, les deux dernières clientes renouvelaient leur adhésion pour un an.

Envie d’agir pour faire vivre l’éco comptoir ?

L’équipe du Frich’market a toujours besoin d’un coup de main pour faire vivre le lieu et permettre la réutilisation de ces matériaux par un maximum de personnes !

Envie de vous impliquer dans la vie du lieu ? Le Frich’market a besoin de personnes pour accueillir le public et assurer les ouvertures : vendre, conseiller, gérer la caisse et les demandes, les stocks.

Disponible de temps en temps pour un coup de main ? Deux mardi par mois, participez au rangement, au tri, au bricolage ! Toutes les bonnes volontés sont bienvenues au local pour agencer et mettre en place les matériaux. 

Vous pouvez aussi aider le Frich’market en mettant ponctuellement un camion à disposition et en chargeant et déchargeant les matériaux.

Le Frich’market cherche un lieu plus grand ! Si vous entendez parler d’opportunités pour un local d’environ 500 m2, contactez l’équipe !

Si vous pouvez aider, ou pour en savoir plus, contactez le Frich’ par mail ou par téléphone (07.71.75.67.85) !

Par Alexandra Marie.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

A Rillieux, des valoristes donnent une seconde vie à vos objets !

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Aucun commentaire

La Recyclerie de Rillieux-la-Pape a ouvert ses portes en juillet 2016 : un lieu où tout est pensé pour donner une seconde vie aux objets destinés à la poubelle. Près de 30 tonnes de marchandises récupérés plus tard, les visiteurs y sont de plus en plus nombreux. Un lieu ressource où la valorisation guide l’action.

Une seconde vie aux objets

“Pourquoi jeter ou acheter neuf ?” s’interroge Pierre, un habitant du quartier et adhérent de l’association. Là au moins, il y a un côté échange. J’apporte des sacs et je repars avec ce qui peut me servir. La dernière fois j’ai trouvé une sacoche d’ordinateur à 2 euros. La même, dans la grande distribution, m’aurait coûté au moins 15 euros.”

Un raisonnement de bon sens qui, en plus de permettre des économies, invite à regarder les objets autrement. Dans les rayons savamment organisés et bien agencés, de la vaisselle, des vêtements, des articles de puériculture et une librairie. “Mais ce qui marche le mieux c’est les meubles” affirme, sûre d’elle, Dounia, qui tient la caisse ce jour là.

recyclerie rillieux-la-pape

Infos pratiques

655 route du Mas Rilliers, 69140 Rillieux-la-Pape. Ouverture de la boutique solidaire : mercredi et samedi 10h-13h/14h30-18h, vendredi 14h30-18h – Dons reçus aux heures d’ouverture.

“Après deux ans sans travail, je me sens valorisée”

La jeune femme de 22 ans arbore un sourire radieux, non sans une certaine fierté en parlant de ses compétences. “Je suis à la caisse mais je fais aussi de la mise en rayon et surtout du conseil client”.

Comme les 12 salariés en insertion de la recyclerie, elle a un statut polyvalent. Avant ce poste elle a connu deux ans d’inactivité, faute d’opportunités. “ C’est par la mission locale que j’ai entendu parler du projet. J’ai un Bac pro commerce mais je n’arrivais pas à trouver du travail. Ici j’ai un contrat de 28h par semaine pendant 7 mois, avec des formations et surtout des possibilités d’évoluer. C’était pas facile de rester aussi longtemps sans travail, mais maintenant je me sens valorisée.”  

recyclerie rillieux

7 tonnes par mois sauvées de la poubelle

recyclerie rillieux

Installé sur un ancien site de restauration militaire, la recyclerie a aussi pour vocation de redonner vie à cet espace désaffecté au sein d’une zone classée prioritaire de la Politique de la Ville. “ Nos articles s’adressent principalement aux riverains et habitants du secteurs” explique Clara Gomez, chargée de la communication et de la sensibilisation au développement durable . La grande majorité des clients vient du secteur. Pour approvisionner la boutique, notre principale source ce sont les donneries installées dans les déchetteries de la Métropole.

Il s’agit de chalets dans les sites de tri où on peut déposer des objets sans forcément les vouer à la destruction. “Nous travaillons avec celle de Caluire et elle nous fournit entre 5 et 7 tonnes de marchandises par mois.” La recyclerie récupère aussi les encombrants de certains bailleurs et reçoit les dons des particuliers aux heures d’ouverture de la boutique. En seulement quelques mois, un stock s’est constitué. Plusieurs salles remplies du sol au plafond permettent de réalimenter les étagères en fonction des saisons et des besoins.

Des objets triés minutieusement par les valoristes polyvalents : nettoyés, pesés, réparés puis évalués, les objets entre leurs mains, retrouvent un parcours d’utilité.
“Plus ça va, plus on se fait connaître, explique Yohan, en nettoyant attentivement des porcelaines. On nous apporte de plus en plus de choses et pour certains on sent que ça leur aurait fait mal de mettre ce qu’ils donnent à la poubelle.” “ Il y a aussi un aspect affectif », ajoute sa collègue en étiquetant les produits.

Aujourd’hui ouverte 3 fois par semaine, la recyclerie commence à réfléchir à élargir ses créneaux. Ce succès résulte sans aucun doute de l’investissement d’une équipe motivée et constructive. Pour ceux qui seraient tentés de les rejoindre, sur place les coups mains ponctuels sont les bienvenus !

Agir à la recyclerie

Engagez-vous avec la Recyclerie pour favoriser le réemploi ! La Recyclerie accueille des bénévoles pour aider à la valorisation des livres (tri, classement, étiquetage, mise en valeur dans les rayons), à l’expertise d’objets (meubles, tableaux, antiquités, etc), et participer à la sensibilisation au développement durable avec l’organisation d’ateliers, stands, collectes, ou ventes à thèmes.

Pour en savoir plus, contactez la recyclerie par mail, sur Facebook, ou venez en discuter sur place !

Horaires d’accueil : Mercredi et Samedi 10H-13H et 14H30-18H, Jeudi et Vendredi 14H30-18H (parking voiture)
Accès transports en commun : Bus C2 arrêt Rillieux Semailles et C5 – arrêt Rillieux Semailles ou Nations ou Nouveau Cimetière.

Par Alexandra Marie.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

Planète Plastique – ou la découverte du 7ème continent par le Théâtre du Bruit

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets | Aucun commentaire

D’après une enquête réalisée par cette jeune troupe de théâtre Villeurbannaise, « un français sur deux ne connaît pas l’existence du Septième Continent tandis que l’autre moitié avoue être mal informé. » Un constat plutôt alarmant lorsque l’on sait que cet amas de déchets flottants s’étend sur une large partie de nos océans. C’est à travers un projet militant que Le Théâtre du Bruit nous invite à un voyage pas banal, rempli d’humour et de poésie en direction d’une terre future intégralement composée de plastique…

affiche planète plastique

L’affiche de Planète Plastique.

Formée d’anciens élèves de l’école Premier Acte, cette compagnie créée en 2013 compte déjà quatre spectacles : M’man, Je Suis, Nous Sommes, et leur petit dernier Planète Plastique. Forte par le nombre et partageant une vision unie et énergique du théâtre, le Théâtre du Bruit s’implante peu à peu dans le paysage culturel lyonnais.

Né en 2015, le projet Planète Plastique fait suite à des constats de plusieurs membres de l’équipe sur les problèmes environnementaux et sanitaires liés au plastique. Ils décident donc de créer une pièce sur ce thème. « Beaucoup de gens sont déjà au courant du phénomène. Cette création scénique rend simplement la problématique plus concrète. Nous n’avons pas la prétention d’éveiller les consciences, mais plutôt de faire une piqûre de rappel.» explique Jonathan Lobos, auteur et metteur en scène de Planète Plastique. Si le spectacle se veut revendicateur, il n’est en aucun cas moralisateur : il s’agit surtout d’interroger le spectateur.

Le Septième continent, c’est quoi exactement ?

Egalement appelé « Continent de Plastique », il s’agit de zones à très forte concentration de déchets plastiques, qui perturbent et empoisonnent un écosystème marin vital et a des répercussions sur une très vaste chaîne alimentaire – jusqu’à l’homme.

Répandue dans cinq grands bassins océaniques, cette « soupe de plastique » faite de micro-particules a été découverte pour la première fois par l’océanographe Charles Moore dans le pacifique nord, en 1997. Depuis, elle inquiète autant qu’elle fascine.

Une scène de Planète Plastique.

Un projet réalisé grâce au financement participatif

Au terme d’une vaste campagne de financement participatif lancée au printemps 2016 sur le site Ulule, le projet est financé avec succès et se voit représenté pour la première fois après de longues semaines de travail à la MJC Saint-Rambert de Lyon 9ème. S’ensuit une tournée de plusieurs dates en France, ce qui permet à la compagnie de prendre une envergure nationale. A ce jour, elle compte déjà une cinquantaine de représentations. A noter aussi que le Théâtre du Bruit est accompagné par Anciela via sa Pépinière d’Initiatives Citoyennes.

De quoi ça parle ?

C’est l’histoire d’une matière entièrement synthétique, créée par l’homme, et son tentaculaire essor sur l’ensemble de la planète… Passé, présent, et futur se mélangent pour nous dresser joyeusement le triste état de nos océans et de nos modes de vie contemporains. On y suit les mésaventures de Théo, employé dans une usine de plastique, qui deviendra peu à peu un homme-déchet plastique. On navigue avec le marin et la scientifique, partant tous deux vers le grand large pour tenter de constater les dégâts. On découvre enfin ce que la vie pourrait devenir, dans un septième continent imaginé, post-apocalyptique et féérique. Un monde où les êtres ne connaîtraient plus que le plastique.

Quels projets pour la suite ?

Les premiers succès de la pièce encouragent Jonathan Lobos et l’équipe à aller plus loin : « De nombreuses personnes ont été touchés par cette pièce et c’est encourageant. Le projet pourrait se décliner en un spectacle plus court sur le même thème : il se nommerait « Bébé Plastique» et ferait participer des enfants âgés de 1 à 6 ans. Une partie de l’équipe participera à cette installation. Nous ne pouvons pas vous en dire plus pour le moment. »

Où voir Planète Plastique ?

Cinq dates sont programmées pour voir le spectacle cet été ! Découvrez aussi un avant-goût du spectacle dans cette vidéo de présentation.

Jeudi 29 juin 2017 à 21h au Parc Popy dans le cadre du Festival Tout L’Monde Dehors (Lyon 4e)
Du 25 au 29 août 2017 (excepté le samedi 26) dans le cadre du Festival Dehors (Portes-les-Valence, 26).

Par Olivier Minvielle.

I information

Envie d’agir pour réduire nos déchets ?

Découvrez des associations qui ont besoin de monde !

Consultez nos petites annonces d'engagement sur les déchets

L’association des boites à partage se lance, venez les rencontrer !

Par | Ça se passe à Lyon, Déchets, Economie et solidarité, Entraide et solidarité | Aucun commentaire

Tout lyonnais a déjà vu ces petites boîtes pleines de livres ou d’objets divers qui fleurissent un peu partout dans nos quartiers ! Qu’on les appelle boîtes à livres, Givebox, boîtes à dons, ou boîtes d’échanges entre voisins, leur point commun est d’être toutes des « Boîtes à partage ». Pour qu’il y ait toujours plus de boîtes à Lyon et ailleurs,  l’association « Les Boîtes à Partage » s’est créée fin 2016 à Lyon et vous invite vendredi 16 juin à sa soirée de lancement !

Une boîte à partage originale près du centre social de Valmy à Lyon. crédit : Pierre-Antoine Pluquet.

Un phénomène en plein boum !

Tout commence en 2014 lorsque deux initiatives se développent simultanément dans deux quartiers de Lyon. Deux lyonnaises lancent et animent un concept inspiré de l’initiative allemande Givebox dans le 7è arrondissement de Lyon et Stéphanie Genelot s’inspire d’une initiative suisse pour faire émerger une boîte au sein de son quartier. C’est le début d’une grande histoire ! En l’espace de trois ans, plus de 50 boîtes ont vu le jour sur Lyon et sa banlieue, et on compte aujourd’hui encore des dizaines de projets en cours.

« Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier »

Mais concrètement, comment fonctionnent ces boîtes ? « Il s’agit d’une boîte que l’on pose dans la rue ou dans un immeuble, où l’on peut donner et prendre librement des objets, proposer des services et des bons plans. » nous explique Stéphanie. Mais, attention ! « L’objectif n’est pas simplement de déposer une boîte au pied de immeuble. Ce projet doit permettre de créer un lien social dans le quartier, la ville ou le village et l’installation de la boîte n’est qu’une étape. ». En effet, les boîtes deviennent un lieu de rencontres dans le quartier et permettent l’organisation d’événements réguliers. Si aucune émulation n’a lieu autour du projet et de la boîte, l’expérience risque de tourner court.

Des valeurs fortes : Liberté, Gratuité, Inconditionnalité

Depuis plusieurs années, Stéphanie passe l’essentiel de son temps libre à accompagner des citoyens motivés dans leurs démarches d’installation de boîtes ou dans les projets événementiels autour de ces dernières. Ainsi, en décembre 2016, accompagnée d’une petite équipe de convaincus, elle a décidé de lancer une association, « Les Boîtes à Partage », afin de promouvoir et accompagner le développement des projets français, voire internationaux de boîtes à partage. Attention ! « L’association n’est pas là pour installer des boîtes, mais pour accompagner (en support) des collectifs de citoyen dans leurs démarches. » Aujourd’hui, l’association reçoit entre 5 et 10 demandes par semaines provenant de toute la France, voire de l’étranger !

L’association a un second objectif : recenser toutes les boîtes en France et à l’étranger ! Ainsi, en août 2017, elle mettra en ligne son site internet qui proposera une carte collaborative.

L’association est en plein développement et pense déjà à un avenir plein de projets inspirants tels qu’un tour de France des Boîtes à Partage ou des activités plus larges sur le partage entre voisins ! Plus que le challenge, c’est avant tout une merveilleuse aventure humaine : « En me lançant dans cette aventure, je crois que j’ai trouvé ma voie » résume Stéphanie.

L’association a réalisé cette première carte des boîtes à partage de Lyon.

Un lancement en grande pompe !

 

Stéphanie et son équipe vous donnent rendez-vous le vendredi 16 juin à partir de 18h pour la soirée officielle de lancement de l’association à l’Alter’Hostel – 32 Quai Arloing, 69009 Lyon.

Cette soirée sera l’occasion de remercier les soutiens des Boîtes à partage, accueillir de nouveaux adhérents et bénévoles, rassembler les citoyens ayant développé des initiatives de quartier et faire la fête. Au programme de la soirée : discours, apéro au bar de l’Alter’Hostel, dégustation d’un buffet végétal préparé par l’association Third of Seven et de nombreuses surprises !!!

Retrouvez aussi les boîtes à partage près de chez vous et d’autres actions à rejoindre dans votre quartier sur notre carte !

Retrouvez les initiatives près de chez vous

Par Pierre Cohin.

La Caravane Terre d’Ancrages a besoin de vous !

Par | Action sociale, Ça se passe à Lyon, Entraide et solidarité | Un Commentaire

Le départ est fixé place Saint Louis le Jeudi 15 Juin, dans le 7ème arrondissement de Lyon, à 10h. 20 cyclistes partiront en direction de Paris et feront onze étapes dans des villes, des villages, chez des particuliers et des associations engagées auprès de personnes demandeuses d’asile. Réfugiés et bénévoles de l’association Terre d’Ancrages sillonneront 450 kilomètres pour valoriser les terres d’accueil et tenter, pourquoi pas, d’en trouver de nouvelles. Par cette action itinérante ce collectif citoyen veut démontrer que les gestes de solidarités sont à portée de tous. Justement, avant de partir, vous pouvez les aider à prendre la route, et même participer à cette aventure avec eux ! Voici comment …

Envie d’y participer ? Venez avec vos idées et votre énergie !

Comme tout projet collaboratif, celui ci se construit collectivement et a besoin de toutes les bonnes idées qui pourraient s’y greffer. Donc si vous êtes inspirés, n’hésitez pas à faire part de vos propositions ! Si vous voulez vous engager sur une partie du parcours pour rouler avec la petite équipe ou aider dans les organisateurs dès maintenant et au fil des kilomètres, votre temps et motivation peuvent devenir très précieux.

Quelques besoins précis où vous pouvez aider…

Avant toute chose: de bons vélos bien équipésle tour caravane terre d'ancrages

Alors si votre bicyclette a prévu de rester accrochée à son poteau pendant dix jours, sachez qu’elle pourrait faire vivre de belles aventures à un cycliste déterminé. Terre d’Ancrages s’engage à les rendre dans le même état. Pour preuve Alassane, demandeur d’asile Ivoirien et participant à la caravane passe ses journées à bichonner le 2 roues mis à sa disposition pour en faire un bon compagnon de route.
Tout ce qui pourra servir à l’entretien et la réparation sera aussi très très utile alors n’hésitez pas à sortir vos casques, rustines, pompes et tout ce qui peut permettre de tenir sur un parcours aussi long.

Des voitures et leurs conducteurs

Pour assurer les ravitaillements et transporter les équipements, plusieurs véhicules relais sont nécessaires et si vous êtes au volant c’est encore mieux. Même si vous n’êtes dispo que sur une partie du parcours,vous pouvez participer. Des relais sont prévus pour assurer la logistique du voyage. Donc toutes les énergies sont bienvenues!

De quoi manger et dormir

Toutes les escales se feront à la belle étoile alors si vous n’avez pas prévu la rando du siècle entre les 15 et 24 juin vos tentes, sacs de couchages, lampes frontales et tout le nécessaire de camping leur seront très utiles le temps du séjour.

Et bien sur à pédaler en moyenne 45 kilomètre par jour, il faudra nourrir les pelotons. Boissons et barres énergétiques et tout ce que vous trouverez dans la liste détaillée sera dégusté et apprécié soyez en sûrs!

Un financement participatif

Même une petite contribution peut faire avancer le projet. Il faudra environ 15 euros par personne et par jour soit 3600 euros pour les frais de fonctionnement plus tout le reste : essence, communication, équipements et pourquoi pas une caravane ?

Pour vous rendre sur la plateforme et la faire tourner c’est ici

Contribuez

 

Envie d’aider ou de participer ?

C’est très facile, il suffit d’écrire à Claire et son équipe !

Contactez Claire

N’hésitez pas à vivre et contribuer à cette belle aventure humaine !

Vous pouvez aussi suivre les aventures de la Caravane sur Facebook, et sur le site de l’association Terre d’Ancrages.

Détail des besoins matériels

 

  • prêts de vélos ! (du 15 au 29 juin environ, Terre d’Ancrage vous le rend en état, promis promis)
  • prêts/dons de duvets
  • prêts/dons de tapis de sol ou matelas
  • prêts/dons de tentes
  • prêts/dons de casques
  • prêts/dons de porte-bagages
  • t-shirt adaptés pour le sport (toutes tailles, homme et femme, unis si possible pour broder le logo de l’asso dessus
  • shorts de sport et joggings
  • baskets (toutes tailles, homme et femme, en bon état s’il vous plaît)
  • chaussettes neuves
  • gourdes
  • assiettes et couverts en plastique (recyclables, pas jetables!)
  • tupperwares
  • matériel de réparation
  • appareils photos jetables
  • sacs à dos
  • barres de céréales et autres en cas adaptés à la pratique sportive dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • salades en conserve dont la date de péremption est au-delà du 28 juin
  • biscuits, quatre quart etc. dont la date de péremption est au-delà du 28 juin (pour les petits-déj et goûters)
La Caravane Terre d'Ancrages

Ca se passe à Lyon : rencontre avec Levent Acar, co-fondateur de I-boycott

Par | Ça se passe à Lyon, Citoyenneté et démocratie | Aucun commentaire

Vous aussi, vous êtes lassé de lire chaque semaine un nouveau scandale économique, écologique ou éthique à la une de la presse, et de vous sentir impuissant ? En tant que consommateur, vous avez pourtant une carte maîtresse en main : votre pouvoir d’achat ! C’est ce que vous rappelle I-BOYCOTT, par sa plateforme participative en ligne permettant à chacun de lancer ou de participer activement à une campagne de boycott !

I-BOYCOTT, kesaco ?

I-BOYCOTT est une association à but non lucratif dont le financement repose exclusivement sur les dons. Elle propose une plateforme en ligne présentant des campagnes de boycott actuelles, lancées par des acteurs de la société civile : chaque campagne permet non seulement de dénoncer les mauvaises pratiques de certaines marques en vue de les faire évoluer, mais elle s’accompagne aussi d’une lettre ouverte adressée à l’entreprise. C’est alors dans l’intérêt de celle-ci d’y répondre, de se montrer plus transparente dans ses pratiques et de présenter les améliorations en cours. Vous êtes alors libre de décider si cette réponse est satisfaisante ou si vous avez des raisons de maintenir la campagne de boycott.  

A l’origine du projet

Ce qui décide les frères Levent et Bulent Acar, deux jeunes lyonnais issus de Saint-Chamond, à lancer I-BOYCOTT, c’est d’abord une indignation de trop : l’invalidation par la Commission Européenne de la pétition contre le TAFTA, malgré son million de signatures* et la mobilisation de plus de 320 organisations de la société civile européenne.

Mais c’est aussi une figure historique qui les inspire : un documentaire sur Gandhi, théoricien de la résistance pacifiste et opposant à l’oppression britannique durant l’époque coloniale, leur rappelle combien le boycott est l’outil idéal pour tous ceux qui sont faibles économiquement mais qui n’en sont pas moins nombreux et décidés.

La démarche : un boycott bienveillant

« Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le type de monde que vous voulez. » Cette citation d’Anne Lappé* que l’on retrouve sur leur page d’accueil résume assez bien la philosophie d’I-BOYCOTT : favoriser une consommation citoyenne et responsable à travers le boycott et le buycott (si vous n’êtes pas encore familiarisé avec ces deux termes, les lignes qui suivent sont pour vous !).

Boycott : le consommateur décide de ne plus acheter les produits d’une marque pour montrer son opposition, tout ça dans une optique pacifique et bienveillante. Encore tabou en France, c’est pourtant une forme de contestation concrète, qui a déjà prouvé qu’elle avait un réel impact sur les entreprises : suite aux différentes contestations de la société civile, la célèbre marque Nike a dû progressivement modifier ses pratiques**.

Buycott : le consommateur décide d’acheter les produits de telle ou telle marque parce qu’il adhère à sa philosophie et/ou à ses pratiques. Parce qu’il vous faut quand même vivre et manger, le buycott vous permet d’identifier des alternatives aux produits boycottés et de soutenir ainsi les entreprises ou marques qui se comportent de façon éthiquement responsable.

En proposant une plateforme en ligne qui donne plus de poid et de visibilité aux boycotts, I-BOYCOTT responsabilise les entreprises en les incitant à répondre et à ajuster leur pratiques, met en valeur les initiatives exemplaires. Et pour chaque campagne menée, un onglet “Alternatives” est proposé et chacun est libre de l’alimenter.  

L’union fait le boycott

En rejoignant la dynamique collective d’un boycott, vous donnez plus de poids à votre démarche de consommateur. En choisissant de manifester votre adhésion ou votre rejet vis-à-vis de tel ou tel mode de consommation, vous vous donnez les moyens d’avoir un impact significatif sur la société et son environnement. Pour preuve, il semblerait que les difficultés de Nike en 1997 et 1998 soient dues en partie au boycott de 1996 : ce mouvement de contestation civile, né à la suite de la publication par le Time de la photo d’un jeune Pakistanais de 12 ans qui cousait des ballons de football pour le compte de la marque, il est certain que ce mouvement a fait mauvaise presse et a encouragé l’association California Citizen à lancer un procès contre la marque pour publicité mensongère en 2003. Procès qu’elle a d’ailleurs gagné.

De plus, les fondateurs de I-BOYCOTT sont convaincus qu’un “chiffre”, soit le nombre de boycottants, parle parfois beaucoup plus à l’actionnaire d’une entreprise que l’éthique. Dans ce cas, n’ayons pas peur d’être nombreux !

Et aujourd’hui, on en est où ?

La plate-forme i-boycott.org a été lancée en juin 2015 et compte déjà 42 000 inscrits ! Le projet a vu le jour grâce à une équipe d’une vingtaine de personnes, très engagées et réparties dans différentes villes, régions et pays (Lyon, Paris, Pyrénées Orientales, Barcelone, Belgique…). Ils ont pu compter sur un financement participatif sur kisskissbankbank, sans oublier notre soutien, à Anciela, avec les conseils de notre Pépinière d’initiatives citoyennes.

Les premiers boycotts (H&M et Petit Navire) ont été rapidement lancés et I-BOYCOTT a alors rencontré ses premiers succès puisque ces campagnes ont suscité respectivement la participation de 11000 et 15000 personnes, ainsi que des réponses de la part des entreprises qui furent aussitôt publiées sur la plate-forme.

La prochaine étape ?

En réalité il y en a 2. Tout d’abord le I-BOYCOTT-Tour, une campagne d’appel à dons afin de financer une douzaine d’antennes-relais en France, en Belgique et en Suisse : « Nous souhaitons également – et c’est pour ça que nous aurons besoin de vous ! – créer des antennes locales dont la vocation sera de mener des actions pour inciter les entreprises à nous répondre, comme le micro-trottoir que nous avons conduit lors de la campagne de boycott contre Starbucks. »****

L’association a aussi lancé l’Alliance social heroes qui vise à donner plus de visibilité aux campagnes de boycott. Parmi ces “social heroes”, considérés comme des acteurs influents sur les réseaux sociaux, on retrouve Mr Mondialisation, Osons Causer mais aussi des youtubeurs comme Kriss Minute Papillon ou Prof feuillage. Leur but est de partager chaque mois une des trois campagnes de boycott les plus populaires de la plate-forme et de la propulser manière synchronisée sur 3 jours auprès d’une communauté de près de 5 millions de personnes.

Besoin de forces vives !

Le projet I-boycott rencontre du succès mais aussi un grand élan de solidarité : « On a aussi reçu beaucoup de demandes (et de propositions !) pour traduire notre site en anglais et en espagnol, par exemple, pour pouvoir s’exporter dans différents pays ! A moyen terme, ce serait super ! Somme toute, nous avons plein de belles choses en perspective pour pérenniser l’activité d’I-boycott. » Cependant rien n’est acquis ni ne se fait sans vous. Rendez-vous sur I-BOYCOTT afin de découvrir les campagnes en cours (les boycott à l’encontre de Société générale, Coca Cola, H&M, Marineland…), en rejoindre une voire peut être même lancer la vôtre !

Et si vous avez envie d’aider Levent et Bulent, de participer à leur aventure, n’hésitez pas à leur écrire sur la page contact de leur site ou sur facebook. Surtout si vous êtes sur Lyon ! Sachez qu’ils sont toujours enthousiastes à l’idée de rencontrer une nouvelle tête. Et si vous n’êtes pas lyonnais, vous pouvez quand même les contacter, les rejoindre sur leur site et soutenir le I-BOYCOTT Tour.

Vous allez les buycotter 😉

– Par Chloé Chassignolle

 

* 1 101 539 personnes avaient signé cette pétition.

** Plus d’infos sur https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2005-4-page-115.htm

*** Anne Lappé est une auteure et conférencière spécialiste des questions de mondialisation, de changements sociaux et de politiques alimentaires.

**** Une vidéo youtube du micro-trottoir sur Starbucks est disponible ici !

Third of Seven, de l’amour des animaux à la cuisine végétale

Par | Agriculture et alimentation, Ça se passe à Lyon, Protection animale | Aucun commentaire

third of sevenLors de l’organisation d’une réception, crémaillère ou autre, une question revient toujours : comment changer du traditionnel saucisson/chips ? Pourquoi ne pas proposer à vos convives un buffet 100% végétal en faisant appel à la brigade gourmande de Third of Seven ? D’autant qu’une partie des fonds récoltés servira ensuite à soigner des animaux qui en ont besoin. Une offre deux en un !

L’histoire de Third of Seven commence lorsque Mouche, la petite chienne de Vic et Jérôme, développe une maladie grave. Les traitements étant lourds et coûteux, s’est posée la question « Comment récolter des fonds pour les animaux dont la santé nécessite de lourds traitements ? » et surtout « Comment faire plus que juste récolter des fonds ? ». Vic et Jérôme ont alors eu l’idée d’en profiter pour porter la question d’une réflexion sur une alimentation plus saine et un mode de vie plus éthique.

C’est ainsi que sont nés Deathproof, la branche chargée de gérer les fonds récoltés afin de prendre en charge les soins des « protégés » sur pattes et Third of Seven, l’antre de la Gourmandise qui distille leurs recettes 100% végétales sous forme de brunchs du dimanche, d’ateliers de cuisine, de buffets pour diverses réceptions, de pièces montées, de repas de mariage…

Développer l’alimentation végétale pour tous

L’équipe de Third of Seven veut également informer sur l’importance d’une alimentation équilibrée et éthique. L’association organise pour cela des conférences sur l’alimentation végétale où sont développées, sans tabous, les questions que l’on peut être amené à se poser lorsque l’on aborde une réflexion sur une nouvelle alimentation. Le but est de dénouer les « a priori » qui se révèlent souvent faux (les carences en protéines, par exemple) mais aussi de bien identifier les points de vigilance à avoir quand on passe à une alimentation végétarienne ou végétalienne.

Parce qu’il est important pour Third of Seven que la réflexion relative à une alimentation saine et équilibrée soit partagée avec le plus grand nombre, l’association a la volonté de donner aux plus démunis des conseils et astuces permettant d’avoir une alimentation introduisant fruits et légumes frais, compatible avec les budgets serrés. Des événements sont ainsi organisés en partenariat avec Epicentre, une épicerie sociale et solidaire située dans le 8e arrondissement de Lyon.

Au travers ces démarches complémentaires, Third of Seven désacralise l’alimentation végétale et se veut une association ouverte à tous, sans préjugé. L’équipe fourmille de nouvelles idées et souhaite même à l’avenir créer un restaurant associatif qui proposera, un soir par semaine, une carte 100% Végétale.

… et soigner nos amies les bêtes !

Quant à Deathproof, la branche en charge de nos amis à quatre pattes, grâce aux fonds récoltés par Third of Seven, elle peut prendre en charge une partie des traitements à subir par nos animaux de compagnie. Le transfert est fait directement avec les cliniques vétérinaires afin de s’assurer de la bonne utilisation des fonds. C’est ainsi qu’ont déjà pu bénéficier de l’aide de Mouche et son équipe, chiens, chats, furets, et même un Wallaby !

Alors, comment aider Third of Seven ?

D’abord en faisant appel à leurs services pour l’organisation de réception, ou encore en participant aux ateliers cuisine, brunchs et conférences !

Ensuite, si cela vous tente d’agir directement, en rejoignant cette équipe qui justement a besoin de monde ! Marmitons, vidéastes, couteaux suisses, toute personne qui aime bien manger, manger sain et surtout passer de bons moments est la bienvenue.

Comment faire ? Rien de plus facile, un message ou un coup de fil et Vic et Jérôme se feront un plaisir de vous recevoir et tout vous expliquer. Un petit conseil : essayez d’obtenir un rendez-vous à l’heure du goûter !